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World: Pour gagner en efficacité, la coopération entre l’ONU et l’Union africaine doit surmonter des « contradictions » persistantes au Conseil de sécurité

Sat, 05 Dec 2020 05:58:23 +0000

Countries: Burkina Faso, Cameroon, Central African Republic, Chad, Côte d'Ivoire, Democratic Republic of the Congo, Ethiopia, Guinea, Lesotho, Libya, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Somalia, South Sudan, Sudan, World
Source: UN Security Council

SC/14371

Alors que la coopération entre l’ONU, l’Union africaine (UA) et les organisations régionales et sous-régionales africaines n’a « jamais été aussi forte » selon le Secrétaire général, il faut s’attaquer aux  « contradictions » du Conseil de sécurité, lesquelles entravent parfois la résolution des conflits sur le continent, a souligné de son côté le Président de la Commission de l’UA.

C’est précisément au Conseil de sécurité que MM. António Guterres et Moussa Faki Mahamat ont tenu ce matin, par visioconférence, ces propos lors d’un débat de haut niveau sur cette coopération qu’il s’agit pour les deux hommes de raffermir, plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains, ainsi que des ministres des affaires étrangères, abondant en ce sens.

La portée de cette coopération n’a cessé de s’étendre depuis la signature en 2017 du Cadre commun pour la paix et la sécurité puis, en 2018, du Cadre commun de mise en œuvre de l’Agenda 2063 et du Programme de développement durable à l’horizon 2030, ont noté la plupart des intervenants.  Et depuis 2007, les réunions consultatives annuelles entre le Conseil de sécurité de l’ONU et le Conseil de paix et de sécurité de l’UA jouent en outre un rôle déterminant dans la formulation de stratégies concertées.

L’ONU a en outre soutenu des initiatives africaines de médiation et de désarmement, comme le  « Réseau des femmes d’influence en Afrique » et « Faire taire les armes », ou encore des activités destinées à autonomiser des jeunes, a relevé le Secrétaire général. Mais surtout, l’Organisation a travaillé « main dans la main » avec l’UA dans le cadre de processus politiques, en particulier en vue de la signature d’accords de paix, notamment en Libye, au Mali, en République centrafricaine, au Soudan au Darfour ou encore en Éthiopie, a rappelé le Secrétaire général.

Enfin, conjointement avec la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ou encore la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), l’ONU mène des programmes d’appui et de renforcement des capacités et s’associe aux objectifs d’intégration économique panafricaine.

Dans une déclaration lue par son Président pour le mois de décembre, M. Jerry Matthews Matjila, le Conseil de sécurité a félicité l’UA pour sa contribution croissante au maintien de la paix et de la sécurité et pour les efforts qu’elle « ne cesse » de déployer afin de renforcer son rôle et celui des organisations sous-régionales dans la prévention, l’apaisement par la médiation et le règlement des conflits sur le continent africain.

Si tous les intervenants ont salué la multiplication de ces synergies, reste que la « triste réalité », c’est que le continent n’est toujours pas représenté dans la catégorie des membres permanents de ce même Conseil, alors que 50% des questions à l’ordre du jour du Conseil de sécurité et 70% de celles inscrites au titre du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies concernent l’Afrique.

Pire encore, s’est désolé le Président du Niger, Mahamadou Issoufou, les voix des États africains et de l’UA ne sont pas toujours écoutées et prises en compte, comme en témoigne le cas de la Libye, où l’intervention militaire lancée en 2011 avait suscité une levée de boucliers. Les conséquences pour les pays voisins, dont le sien, sont désormais connues, a observé le Chef d’État.

Pour éviter que ce type de situation ne se reproduise et renforcer cette coopération « naturelle » « indispensable », il y aurait tout à gagner à instaurer un dialogue permanent entre le Conseil de sécurité et l’UA, afin de profiter des « avantages comparatifs » de celle-ci, de son expérience acquise et de ses pratiques optimales, avec pour point de départ le renforcement des partenariats existants, ont plaidé Saint-Vincent-et-les  Grenadines, la République dominicaine ou encore le Soudan.

L’un des objectifs de ces consultations doit être de permettre aux nations africaines d’assurer leur propre sécurité, a observé la France, pour qui le Conseil doit faire preuve de « souplesse » dans le financement des opérations de paix codirigées ou dirigées par l’UA, avec l’autorisation du Conseil.

Il faudrait également redoubler d’efforts pour « provoquer un changement qualitatif » qui placerait l’Union et les organisations régionales « au premier plan » du règlement des crises.  La désignation, en coordination avec l’UA, d’un plus grand nombre d’envoyés africains dans les zones de conflit serait susceptible d’accroître l’efficacité des médiations, a plaidé le Président de la Tunisie, M. Kaïs  Saïed, tandis que son homologue sud-africain, M. Cyril Ramaphosa, insistait sur la complémentarité de « tous les éléments constitutifs du système multilatéral ». 

Il faut en effet soutenir le principe de « solutions africaines aux problèmes africains », dans le respect de l’appropriation nationale, ont souligné de nombreux pays du continent. Car ce sont eux qui savent le mieux ce qui se passe à domicile, ont renchéri la Fédération de Russie et la Chine. Bien que la Ministre des affaires étrangères de la Belgique ait soutenu ce principe, elle a toutefois souligné que la « subsidiarité » des tâches ne doit jamais être synonyme d’inaction.

Déclaration du Président du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité rappelle ses précédentes résolutions pertinentes et les déclarations de sa présidence, qui soulignent combien il importe d’établir des partenariats efficaces entre l’Organisation des Nations Unies et les organisations régionales, en particulier l’Union africaine, conformément à la Charte des Nations Unies et aux statuts des organisations régionales.

Le Conseil réaffirme qu’en vertu de la Charte il a la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales, et rappelle que la coopération avec les organisations régionales et sous-régionales sur les questions concernant le maintien de la paix et de la sécurité internationales, conformément aux dispositions du Chapitre VIII de la Charte, peut améliorer la sécurité collective.

Le Conseil se félicite de la détermination de l’Union africaine à libérer l’Afrique de tout conflit et à créer des conditions favorables à la croissance, au développement et à l’intégration du continent, dont témoignent son objectif consistant à faire taire les armes en Afrique et notamment son plan directeur sur les mesures concrètes à prendre en vue d’atteindre l’objectif d’une Afrique sans conflit, ainsi que son architecture africaine de paix et de sécurité et son architecture africaine de gouvernance, en particulier son initiative africaine de solidarité, sa politique de reconstruction et de développement après un conflit, sa politique de réforme du secteur de la sécurité et sa politique de justice transitionnelle.

Le Conseil salue les travaux entrepris par le Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine pour renforcer le partenariat entre l’Organisation des Nations Unies et l’Union africaine.

Le Conseil constate que, depuis le renforcement du partenariat stratégique entre l’Organisation des Nations Unies et l’Union africaine et grâce à l’action menée par les États Membres des deux organisations, des gains importants ont été enregistrés dans la recherche de solutions durables aux conflits armés en Afrique et dans les progrès du continent vers la réalisation des objectifs de développement durable, conformément au Programme de développement durable à l’horizon 2030, et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui constitue le plan du continent en matière de développement.

Le Conseil félicite l’Union africaine pour sa contribution croissante au maintien de la paix et de la sécurité et pour les efforts qu’elle ne cesse de déployer afin de renforcer son rôle et celui des organisations sous-régionales dans la prévention, l’apaisement par la médiation et le règlement des conflits sur le continent africain, conformément aux résolutions et décisions qu’il a adoptées, et salue à cet égard le courage et le sacrifice des femmes et des hommes qui servent dans les opérations africaines de paix.

Le Conseil se déclare préoccupé par la menace croissante que le terrorisme et l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme font peser sur la paix et la sécurité en Afrique. Il réaffirme que le terrorisme, sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, constitue une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales et que tous les actes de terrorisme sont criminels et injustifiables, quels qu’en soient les motifs, le contexte et les auteurs et demeure résolu à contribuer encore à améliorer l’efficacité de l’action d’ensemble menée contre ce fléau à l’échelle mondiale, conformément à la Charte des Nations Unies et aux autres obligations incombant aux États en vertu du droit international des droits de l’homme, du droit international des réfugiés et du droit international humanitaire.

Le Conseil salue les efforts consentis par les États Membres d’Afrique et les organisations sous-régionales, avec l’appui précieux de l’Organisation des Nations Unies et d’autres partenaires internationaux, pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme sur le continent africain, et notamment le déploiement de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), de la Force multinationale mixte (FMM) dans le bassin du lac Tchad et de la Force conjointe du G5 Sahel, ainsi que les processus de Nouakchott et de Djibouti.

Le Conseil se déclare préoccupé par la grave situation humanitaire qui prévaut sur le continent, notamment les déplacements de population à grande échelle, la destruction des conditions de vie et le risque de famine, et salue l’action menée par la communauté internationale, y compris les donateurs, en vue d’apporter une aide humanitaire en réponse à ces crises. Il prend également note de l’initiative prise par l’Union africaine de créer l’Agence humanitaire africaine, chargée d’aider les États membres africains à coordonner et à gérer les interventions en situation de crise humanitaire.

Le Conseil réaffirme qu’il incombe aux organisations régionales de mobiliser les ressources humaines, financières, logistiques et autres dont elles ont besoin, notamment grâce aux contributions de leurs membres et à l’appui de leurs partenaires, se félicite du précieux soutien financier fourni par les partenaires à cet égard, note qu’un appui accru est nécessaire pour renforcer les opérations de paix de l’Union africaine et encourage à cette fin la poursuite du dialogue entre l’Organisation des Nations Unies et l’Union africaine.

Le Conseil continue d’encourager l’Organisation des Nations Unies et l’Union africaine à redoubler d’efforts pour coordonner leur action de façon complémentaire dans toutes les formes de réponse aux conflits (prévention, médiation, maintien de la paix, consolidation de la paix, relèvement et développement post-conflit), conformément au Cadre commun pour un partenariat renforcé en matière de paix et de sécurité, notamment pour assurer une application effective des accords de paix par les parties belligérantes, et souligne à cet égard qu’il importe de continuer à intensifier le dialogue stratégique et les partenariats et à rendre plus réguliers les échanges de vues, d’analyses et d’informations menés au niveau opérationnel, afin de renforcer les capacités ayant trait aux instruments de diplomatie préventive, de dynamiser et d’exploiter les capacités et moyens potentiels ou existants, en particulier par l’intermédiaire des bureaux politiques régionaux de l’Organisation, de contribuer à la cohérence et à l’intégration de leur action en matière de diplomatie préventive, entre autres, grâce à la médiation et aux bons offices du Secrétaire général, y compris la coordination entre les envoyés spéciaux des deux organisations, selon qu’il convient.

Le Conseil note avec satisfaction les progrès accomplis par le Secrétaire général dans ses efforts visant à encourager tous les partenaires et les parties prenantes, notamment l’Union africaine, à renforcer l’efficacité du maintien de la paix des Nations Unies par le biais de son initiative « Action pour le maintien de la paix », qui accorde la plus haute importance aux objectifs suivants: la s슩reté et la sécurité du personnel de maintien de la paix; la recherche de solutions politiques; la promotion du programme pour les femmes et la paix et la sécurité; le renforcement de la protection des civils; l’amélioration de la performance et du respect du principe de responsabilité; le renforcement de l’incidence du maintien de la paix sur la consolidation et la pérennisation de la paix; le renforcement des partenariats de maintien de la paix; l’amélioration de la conduite des opérations de maintien de la paix et de leur personnel.

Le Conseil se dit profondément préoccupé par les allégations graves et persistantes d’actes d’exploitation et d’atteintes sexuelles visant du personnel de maintien de la paix des Nations Unies et des forces non onusiennes agissant sous son mandat, y compris des militaires, du personnel civil et du personnel de police, ainsi que par le signalement insuffisant de tels actes, soulignant que les actes d’exploitation et les atteintes sexuelles commis par ce personnel sont, entre autres crimes et fautes graves, inacceptables, et félicitant les pays fournisseurs de contingents et de personnel de police qui ont pris des mesures pour prévenir les actes d’exploitation et les atteintes sexuelles, enquêter à leur égard et en tenir les auteurs responsables. Il réitère son appui à la politique de tolérance zéro de l’Organisation à l’égard de l’exploitation et des atteintes sexuelles, et exhorte tous les pays fournisseurs de contingents et de personnel de police à redoubler d’efforts pour prendre les mesures qui s’imposent afin de contrôler les antécédents de leur personnel, de former leurs effectifs, d’enquêter sur les allégations d’actes d’exploitation et d’atteintes sexuelles commis par des membres de leur personnel et de prendre les mesures appropriées pour amener les auteurs de tels actes à en répondre.

Le Conseil réaffirme que les femmes jouent un rôle indispensable pour améliorer la performance et l’efficacité globales des opérations de maintien de la paix et encourage la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et les organisations régionales et sous-régionales, notamment l’Union africaine, afin de promouvoir une plus grande participation et un rôle plus important des femmes dans les opérations de maintien de la paix.

Le Conseil exprime sa volonté de poursuivre sa coopération et sa collaboration avec le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine sur les questions de paix et de sécurité en Afrique, en tirant parti des réunions consultatives annuelles conjointes entre ses membres et ceux du Conseil de paix et de sécurité.

Le Conseil réaffirme que les femmes et les jeunes jouent un rôle important dans la prévention et le règlement des conflits ainsi que dans la consolidation de la paix et les situations d’après-conflit, encourage l’Organisation des Nations Unies et l’Union africaine à continuer de tirer parti de leurs consultations annuelles pour promouvoir, dans leurs contextes respectifs, les priorités concernant les femmes et la paix et la sécurité, et encourage la coopération et la mise en commun des meilleures pratiques aux fins de ces priorités, comme demandé par les organisations régionales et sous-régionales.

Le Conseil réaffirme que les jeunes apportent une contribution importante et positive au maintien et à la promotion de la paix et de la sécurité, à la prévention et au règlement des conflits et, singulièrement, pour ce qui est de la stabilisation, de l’inclusivité et de la réussite des activités de maintien et de consolidation de la paix.

Le Conseil souligne que l’Organisation des Nations Unies et l’Union africaine doivent mener une action concertée pour mettre fin aux violences sexuelles dans les situations de conflit armé et d’après-conflit et insiste sur le fait qu’il importe d’appliquer pleinement les mesures prévues dans ses résolutions applicables pour prévenir et combattre les violences sexuelles.

Le Conseil souligne qu’il importe de s’attaquer aux causes profondes et aux facteurs des conflits en Afrique et appelle toutes les parties prenantes à intensifier leurs efforts pour réaliser les objectifs énoncés dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine: L’Afrique que nous voulons et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’Organisation des Nations Unies.

M. ANTÓNIO GUTTERES, Secrétaire général de l’ONU, a déclaré que la coopération entre l’ONU, l’Union africaine (UA) et les communautés économiques régionales africaines et les autres mécanismes régionaux n’a jamais été aussi forte. Notre travail conjoint a gagné en profondeur et en portée, en particulier depuis que nous avons signé, en 2017, notre Cadre commun pour la paix et la sécurité puis, en 2018, le Cadre commun pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et du Programme 2030. Ce partenariat est profondément ancré dans les principes de complémentarité, de respect et de prise en charge africaine, et de certitude qu’aucune organisation ni État ne peut à lui seul surmonter les problèmes de notre époque, s’est-il félicité.

Le Secrétaire général a également estimé que les chefs d’État et de gouvernement africains ont présenté une vision convaincante de la paix et de la sécurité à travers l’initiative phare « Faire taire les armes en Afrique » et le Plan directeur de Lusaka. Et l’ONU s’est employée à soutenir ces initiatives de plusieurs manières concrètes, notamment en apportant une assistance technique dans les domaines de la médiation et du désarmement, en participant à la création du «  Réseau des femmes d’influence en Afrique  » et ses 25 chapitres nationaux  ou encore en investissant dans des activités d’autonomisation des jeunes, y compris l’éducation à la paix.

Cette coopération, avec le soutien des missions politiques spéciales et des opérations de maintien de la paix de l’ONU, a par ailleurs donné des résultats significatifs. En Libye, les parties ont signé un accord de cessez-le-feu sous les auspices des Nations Unies et les pourparlers politiques ont repris. En République centrafricaine, l’ONU a appuyé la création de la Mission militaire d’observation de l’Union africaine et des progrès dans la mise en œuvre de l’Accord de paix négocié par l’Union africaine ont été enregistrés. L’ONU a également renforcé son engagement avec la Communauté économique des pays de l’Afrique centrale (CEEAC), à la suite de la création de la nouvelle Commission de la CEEAC en septembre dernier, a encore noté le Chef de l’Organisation. L’Organisation travaille par ailleurs en étroite collaboration avec l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), notamment au Soudan du Sud et en Éthiopie. L’ONU a également soutenu l’IGAD dans l’élaboration de sa stratégie de réponse régionale pour faire face à la pandémie de COVID-19.

L’ONU et l’UA travaillent aussi « main dans la main » au Soudan, où un nouvel accord de paix entre le Gouvernement et les mouvements armés a été signé, après un an de pourparlers constructifs. En Somalie, les deux organisations ont conjointement aidé le Gouvernement à étendre le contrôle de l’État à d’autres régions et à préparer de nouvelles élections. Elles ont également travaillé avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en Côte d’Ivoire et en Guinée, avant et après les élections, et ont uni leurs efforts pour faciliter en septembre la mise en place de la transition de 18 mois au Mali. En collaboration avec la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et le Bureau du facilitateur de la SADC, le Président sud-africain, M. Cyril Ramaphosa, l’ONU et l’UA appuient les efforts politiques et institutionnels en vue de la mise en œuvre du processus de réforme global du Lesotho. Elles coopèrent en outre avec la SADC pour faciliter la reconfiguration de la Brigade d’intervention de la force et la stratégie conjointe à la sortie de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), a détaillé M. Guterres.

Mais en dépit de ces étapes positives, les défis sont « de taille », avec de nouveaux conflits, l’urgence climatique et la pandémie de COVID-19, autant de facteurs qui exacerbent les fragilités. Comme dans d’autres régions du monde, la confiance s’érode en Afrique, soulignant l’importance d’une bonne gouvernance et du respect des droits de l’homme. Cette approche n’est pas seulement essentielle pour le développement du continent, elle est également « cruciale » pour la paix et la sécurité. Il faut donc faire plus, a lancé le Secrétaire général, en réitérant son appel pour que les opérations de paix et de lutte contre le terrorisme menées par l’Afrique reçoivent des mandats du Conseil de sécurité, au titre du Chapitre VII de la Charte, de même qu’un financement prévisible.

Concluant, le Secrétaire général a indiqué avoir commandé cette année une évaluation indépendante du partenariat ONU-UA et du travail du Bureau des Nations Unies auprès de l’UA. Cette étude a révélé un large consensus sur le fait qu’un solide partenariat ONU-UA est essentiel pour relever l’éventail des défis de paix et de sécurité en Afrique. De plus, c’est l’une des relations les plus importantes dans le domaine de la paix et de la sécurité internationales et une pierre angulaire du multilatéralisme. L’évaluation a par ailleurs mis en évidence des progrès significatifs dans ce partenariat, à la fois dans le cadre des missions et des non-missions, mais également des domaines à améliorer.

Sachant qu’environ 70% de l’ordre du jour de ce Conseil de sécurité est consacré aux questions de paix et de sécurité relatives au continent africain, a déclaré M. MOUSSA FAKI MAHAMAT, Président de la Commission de l’Union africaine, il semblerait évident que l’Afrique dispose d’une présence permanente au sein du Conseil. Toutefois, ce n’est toujours pas le cas, a-t-il regretté. M. Mahamat a ajouté que la signature du Cadre conjoint ONU-UA pour un partenariat renforcé en matière de paix et de sécurité, en 2017, a encore renforcé ce partenariat stratégique et la coopération, en vue de promouvoir l’appropriation et le leadership de l’Afrique dans les processus de paix sur le continent. La signature en 2018 d’un accord-cadre similaire visant à harmoniser la complémentarité entre le Programme 2030 et l’Agenda 2063 de l’UA s’inscrit dans le cadre du partenariat renforcé entre les deux organisations afin d’accélérer le programme de développement pour l’Afrique et en reconnaissance du lien entre la paix, la sécurité et le développement humain, a ajouté M. Mahamat.

Le haut fonctionnaire a aussi dit que les réunions consultatives annuelles entre le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité de l’UA depuis 2007 ont joué un rôle clef dans le renforcement de l’engagement du Conseil envers le Conseil. Entre-temps, a-t-il indiqué, sur le terrain, les deux organisations ont également renforcé la coopération opérationnelle et la coordination en travaillant main dans la main pour soutenir les processus de paix au Soudan, au Mali, en République centrafricaine, au Darfour et en Somalie, et ailleurs. Il a souligné à cet égard l’engagement et le soutien fort à la relation stratégique de l’UA avec l’ONU affichée par le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres.

Pour sa part, en collaboration avec les communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux, a poursuivi M. Mahamat, l’Union africaine approfondit sa coopération, notamment en ce qui concerne la consolidation de ses activités de maintien de la paix et de la sécurité régionales. De même, elle continue de combiner ses efforts conjoints pour faire en sorte que la mise en œuvre de l’Initiative « faire taire les armes » s’associe aux objectifs d’un programme dynamique d’intégration économique panafricaine.

Mais « l’Afrique que nous voulons », a continué le Président de la Commission de l’Union africaine, croit aussi aux principes de la coopération internationale dans un monde de plus en plus multipolaire, afin de relever des défis communs en tant que communauté mondiale. À cet égard, le partenariat stratégique UA-ONU est un modèle de coopération multilatérale, a-t-il suggéré. M. Mahamat a également exhorté la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité, à reconnaître le principe de responsabilité partagée du maintien de la paix et de la sécurité mondiales, qui devrait inclure le financement prévisible, durable et flexible des opérations de soutien de la paix dirigées ou autorisées par l’UA, sur la base du principe de l’utilisation des contributions   mises en recouvrement par l’ONU. Alors que nous cherchons de nouvelles façons de renforcer la coopération multilatérale, nous devons également nous attaquer aux contradictions de ce Conseil qui entravent parfois la résolution des conflits en Afrique, a terminé M. Mahamat.

M. MATEMELA CYRIL RAMAPHOSA, Président de l’Afrique du Sud, s’est félicité que l’ONU et l’UA aient approfondi leurs relations et partenariats en matière de promotion de la paix et de la sécurité, de développement et de renforcement des capacités. Il a mis l’accent sur le rôle important joué par l’Union africaine dans sa participation aux opérations de paix régionales sur le continent. À cet égard, il a cité notamment les opérations en République centrafricaine et au Mali, qui ont créé un précédent pour les opérations de paix dirigées par les pays de la région sous mandat de l’ONU. Il a aussi cité la Mission intégrée des Nations Unies pour l’assistance à la transition au Soudan (MINUATS), nouvelle illustration de la coopération entre l’Union africaine et l’ONU pour protéger les civils. Enfin, il a cité la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), qui reste importante pour promouvoir la stabilisation et l’avancement de la paix en Somalie.

« Grâce à notre coopération, nous devons également nous attaquer aux causes profondes des conflits en Afrique, y compris les questions de développement et de gouvernance », a insisté le Chef d’État sud-africain avant d’appeler à examiner tous les facteurs susceptibles d’entraver l’avènement d’une Afrique prospère. Malgré les gains significatifs réalisés, le Président s’est dit préoccupé par l’immense défi humanitaire en raison des conflits en cours sur le continent, mais aussi en raison de la pandémie de COVID-19. Pour lui, cette pandémie a montré que la solidarité et la coopération par l’action multilatérale reste le moyen le plus efficace de faire face à une menace commune. Face à tous les défis en suspens, le Président sud-africain a appelé à renforcer davantage la coopération stratégique entre le Conseil de sécurité de l’ONU et le Conseil de paix et de sécurité de l’UA. Il a prévenu que la paix, la sécurité et le développement ne peuvent être atteints que s’ils sont le produit des efforts collectifs de tous les acteurs, en s’appuyant sur les forces respectives et complémentaires de tous les éléments constitutifs du système multilatéral.

M. MAHAMADOU ISSOUFOU, Président de la République du Niger, a rappelé que plus de 50% de l’ordre du jour du Conseil et 70% des résolutions placées sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies concerne le continent africain. C’est une « triste réalité » qui appelle à une coopération et à une action renforcées entre l’ONU et l’UA, a-t-il dit. Le Président a également rappelé que les concepts et outils existent avec des résultats probants. Mais s’il faut se féliciter des succès de la coopération entre l’ONU et l’UA, notamment avec la signature d’accords de paix, force est aussi de constater que cette coopération n’a pas toujours été exemplaire, en particulier dans le dossier libyen. L’opposition du Niger et d’autres États voisins à une intervention militaire en Libye n’a pas été entendue, avec les conséquences que l’on sait aujourd’hui pour l’essor du terrorisme au Sahel, la prolifération d’armes légères et de petit calibre et le trafic d’êtres humains, a aussi rappelé le Chef d’État.

Poursuivant, il a estimé que la crise actuelle de la pandémie de COVID-19 offre l’occasion de revoir le système international, y compris des Nations Unies. L’Afrique doit prendre la place qui lui revient, a plaidé M. Issoufou. Résumant son propos, il a ensuite expliqué que la coopération UA-ONU doit explorer quatre éléments: d’abord, revoir les concepts de maintien de la paix; puis mettre en place des mécanismes de financement pérennes pour les opérations de paix dirigées par les Africains, suivant le concept du « solutions africaines aux problèmes africains »; organiser des rencontres régulières pour faire le bilan de cette coopération; enfin veiller à ce que les pays africains jouent un rôle dans les affaires du Conseil de sécurité.

M. KAÏS SAÏED, Président de la Tunisie, a déclaré qu’en dépit des efforts internationaux et régionaux, de nombreuses régions du continent africain souffrent depuis des décennies de la prolifération des foyers de violence, de conflits et d’instabilité. Les diverses manifestations et facteurs de vulnérabilité, qui exacerbent de plus en plus les conflits renforcent l’émergence de nombreuses menaces à la paix et la sécurité internationales, a-t-il dit. C’est la raison pour laquelle le renforcement de la coopération et du partenariat entre l’ONU et l’UA est de plus en plus important pour relever les défis de paix et de sécurité dans la région, coordonner les efforts de gestion des crises et des conflits, encourager leur règlement, faire progresser les solutions politiques, élaborer des stratégies pour parvenir à la sécurité et à la consolidation de la paix et à la durabilité dans les phases postconflit, par le biais de mécanismes conjoints et de consultations régulières.

Alors que le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine tiennent des réunions consultatives annuelles depuis 2007, ainsi que des opérations conjointes dans un certain nombre de zones de conflit sur le continent, le Chef d’État tunisien a jugé nécessaire de redoubler d’efforts pour provoquer un changement qualitatif qui irait de la gestion des conflits à leur prévention en s’attaquant aux facteurs et aux causes profondes.

Le Président a ensuite appelé à une plus grande coopération dans les domaines des évaluations et des plans d’intervention conjoints, et de l’intégration des médiations pour s’assurer que les parties s’impliquent dans les opérations de maintien de paix et le passage de relais de l’ONU à l’UA. Il a aussi souligné le rôle important joué par les organisations sous-régionales africaines pour faire face aux crises et aux conflits.

Dans ce contexte, a poursuivi M. Saïed, il est nécessaire d’œuvrer à la coordination des décisions relatives aux questions africaines au sein du Conseil de sécurité, afin de placer l’UA et les organisations régionales au premier plan du règlement des crises. En effet, les pays africains disposent des capacités de comprendre et de traiter les diverses données pertinentes, comme l’a démontré récemment la CEDEAO pour la crise au Mali. Le Président a en outre estimé que la désignation d’un plus grand nombre d’envoyés africains dans les zones de conflit en Afrique, en coordination avec l’UA, pourrait accroître l’efficacité des missions en jouant le rôle de médiation et en poussant vers le règlement pacifique des différends, étant donné leur connaissance des cultures locales sur lesquelles reposent les relations entre les différentes parties aux conflits. M. Saïed a enfin appelé à un soutien financier accru aux opérations de promotion de la paix de l’Union africaine.

M. RALPH E. GONSALVES, Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères, de la sécurité nationale, des affaires juridiques et de l’information de Saint-Vincent-et-les Grenadines, a rappelé que le partenariat stratégique entre l’ONU et l’Union africaine est un instrument essentiel de l’architecture mondiale de sécurité. Depuis la signature en 2017 du Cadre conjoint ONU-UA pour un partenariat renforcé en matière de paix et de sécurité, ce mécanisme n’a cessé de se renforcer pour partager les fardeaux collectifs de la sécurité, en permettant à la communauté internationale de s’appuyer sur l’expertise complémentaire des acteurs locaux et régionaux, a-t-il observé. « Nous avons vu les avantages tangibles de ce partenariat croissant avec les développements positifs des processus de paix en République centrafricaine, au Soudan du Sud et au Soudan », s’est félicité le Chef du Gouvernement. Notant que des solutions durables ne peuvent être imposées de l’extérieur, le Premier Ministre a appelé à garder à l’esprit les positions et priorités énoncées par l’UA, notamment à travers l’« Agenda 2063: L’Afrique que nous voulons » et l’initiative « Faire taire les armes ». Il a jugé indispensable que l’on tienne compte systématiquement des conseils de l’Union, avant tous les renouvellements de mandat des opérations de paix sur le continent africain. « Le Conseil de sécurité devrait également consulter régulièrement l’UA sur la mise en œuvre de tâches prioritaires obligatoires pour les missions de paix dans des domaines tels que la réforme du secteur de la sécurité (RSS) et le désarmement, la démobilisation et réintégration (DDR) - où l’Union africaine dispose d’une expertise et fournit des conseils opérationnels.

M. Gonsalves a appelé à tenir compte des avantages comparatifs de l’Union africaine et de l’expérience acquise dans ses participations à des missions comme l’AMISOM et la MINUAD. C’est pourquoi il a encouragé les deux conseils, celui de l’ONU et celui de l’UA, à communiquer plus régulièrement pour permettre aux attentes et préoccupations africaines d’être pleinement reflétées dans les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU sur les questions africaines.

Poursuivre sérieusement toutes les modalités d’échanges d’informations, y compris par le biais de visites conjointes sur le terrain. Enfin, il s’est fait l’écho des appels de l’Union africaine pour mettre fin à toutes les sanctions économiques imposées aux pays africains et ainsi aider à la création de conditions propices à la reprise économique, à la croissance, et à la stabilité. Il a conclu en disant que les immenses défis d’aujourd’hui ne peuvent être résolus que par le biais de solutions multilatérales pragmatiques.

Le représentant de la Chine a d’abord souligné l’importance de la coopération contre le virus pour soutenir les peuples africains dans la consolidation de leur ligne de défense sanitaire. En la matière, l’ONU et l’OMS doivent bien jouer leur rôle de coordonnateur pour mobiliser les ressources mondiales, soutenir la stratégie continentale commune contre la COVID-19 élaborée par l’UA, aider l’Afrique à obtenir matériels et médicaments, de même que les technologies pertinentes. Il faut faire du vaccin contre la COVID-19 un bien public mondial et en favoriser l’accessibilité pour tous les pays africains.

Ensuite, il faut réaliser l’objectif de « faire taire les armes en Afrique » pour soutenir les peuples africains dans la construction d’une Afrique pacifique, a plaidé la Chine. Et le Conseil de sécurité, dont 70% des sujets à son ordre du jour au titre du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies concernent l’Afrique, doit assumer ses responsabilités pour aider ce continent à renforcer ses propres capacités, y compris par l’octroi d’un soutien financier durable et prévisible aux opérations de paix et de sécurité dirigées par l’UA.

Il faut également s’appuyer sur le Programme de développement durable à l’horizon 2030 pour soutenir les peuples africains dans leur marche vers la prospérité. Il revient donc à l’ONU et à l’UA, conformément au Cadre UA-ONU pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 qu’elles ont signés, d’accorder la primauté à l’élimination de la pauvreté, d’intensifier leur coopération dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, des infrastructures et autres.

Enfin, cette coopération doit s’attacher à l’équité et à la justice pour que les peuples africains profitent des bienfaits de la gouvernance mondiale. Pour cela, il faut « perfectionner » et renforcer les systèmes de gouvernance mondiale pour mettre fin aux inégalités. Ainsi, dans l’élaboration des règles et la répartition des ressources et du personnel, l’ONU doit mieux refléter les besoins et les intérêts de l’Afrique et augmenter sa représentativité. Elle doit également, dans la gestion des dossiers africains, tenir compte et respecter la volonté des peuples africains, faire valoir le rôle de l’UA et des autres organisations sous-régionales. Car « ce sont les pays africains qui connaissent le mieux ce qui se passe en Afrique », a conclu le représentant, avant d’ajouter que la Chine a « toujours été une amie sincère qui partage les mêmes idéaux que les pays africains ».

Mme SOPHIE WILMES, Vice-Première Ministre et Ministre des affaires étrangères de la Belgique, a salué le fructueux partenariat de longue date entre l’UA et l’ONU, estimant qu’il faut faire mieux et trouver une solution au financement adéquat et durable des opérations de paix de l’UA. Au-delà de l’indispensable collaboration institutionnelle entre le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, a ajouté la Vice-Première Ministre, il existe une série de domaines où les agendas pourraient être davantage en symbiose: l’agenda « femmes, paix et sécurité » par exemple. En outre, les activités et les réflexions de l’UA en matière de justice transitionnelle sont extrêmement pertinentes pour l’action de l’ONU.

Mme Wilmes a poursuivi en saluant l’engagement de l’UA en ce qui concerne la région des Grands Lacs. Elle s’est réjouie du rôle accru de l’UA dans la promotion d’une dynamique régionale positive, ainsi que dans le soutien aux efforts de l’Organisation à cet égard. Elle a souhaité que l’Union africaine soit étroitement associée à la poursuite de la mise en œuvre de la nouvelle stratégie des Nations Unies pour la région des Grands Lacs et affirmé être impatiente de voir l’UA jouer un rôle de premier plan en ce qui concerne le Burundi. Ici, bien que certains défis demeurent, nous avons tourné une page, a souligné la Ministre, en tant que partenaire stratégique, et avec nos amis européens, nous souhaitons désormais commencer à écrire un nouveau chapitre dans nos relations bilatérales. Elle a ajouté que son pays soutient le principe de solutions africaines aux problèmes africains. Toutefois, a-t-elle prévenu, le principe de subsidiarité ne doit toutefois jamais impliquer l’inaction. C’est dans cet esprit que la Belgique exprime son soutien à l’initiative récente de l’Union africaine en faveur d’un dialogue en Éthiopie.

S’agissant enfin des politiques de sanctions, Mme Wilmes a réitéré que ce sont des outils permettant de promouvoir la paix et la sécurité internationales, de prévenir les conflits et de défendre le respect du droit international, du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire. La Belgique, a-t-elle souligné, soutient fermement les mesures restrictives de l’Union européenne là où elles s’avèrent nécessaires. « Elles ciblent les personnes responsables d’actions négatives et sont conçues de manière à ne pas affecter la population civile », a-t-elle argué. « Nous restons en particulier engagés à faire en sorte qu’en toutes circonstances, l’espace humanitaire soit sauvegardé ».

M PHAM BINH MINH, Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères du Viet Nam, a salué les contributions des nations africaines à la promotion de la paix et de la sécurité régionales et internationales avant de déclarer que l’Union africaine (UA) et les organisations sous-régionales sont devenues des moteurs de progrès. Il a estimé que l’« Agenda 2063 de l’UA: l’Afrique que nous voulons » et son partenariat stratégique avec l’ONU démontrent que l’Union africaine fait partie intégrante du système de gouvernance mondiale. Après avoir rappelé que le rôle des organisations régionales et sous-régionales dans le maintien de la paix et la sécurité est clairement identifié dans la Charte des Nations Unies, le Chef de la diplomatie vietnamienne a particulièrement salué l’évolution du cadre de partenariat entre l’ONU et l’UA, qui s’est affirmé comme un partenariat stratégique central pour la mise en œuvre d’initiatives de paix dans toute la région.

Tout en se félicitant des avantages comparatifs des deux organisations, M. Minh a souligné trois domaines dans lesquels ce partenariat pourrait être encore renforcé. Il a d’abord appelé à ce que la coordination avec l’UA tienne davantage compte des visions, des valeurs, de la culture et de l’histoire régionales dans la recherche de solutions pour désamorcer les conflits et les tensions locaux. Ensuite, il a suggéré de renforcer la coopération stratégique entre l’ONU et l’UA aux niveaux institutionnel et opérationnel, y compris en soutenant la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’UA et le programme des Nations Unies pour le développement durable à l’avenir. Enfin, il a appelé à développer la coopération interrégionale, pour aider l’Afrique ainsi que d’autres régions à faire face à des problèmes mondiaux qui touchent toutes les nations. Illustrant son propos, il a mis l’accent sur les avantages comparatifs dont pourraient bénéficier les pays de l’ASEAN, qui pourraient à leur tour partager leurs expériences et pratiques optimales pour faire face à leurs propres défis régionaux.

M. HEIKO MASS, Ministre des affaires étrangères de l’Allemagne, a dit que son pays soutient une coopération plus étroite entre l’UA et l’ONU, tant elle lui a paru « naturelle ». La délégation plaide aussi pour la création d’un poste permanent pour l’Afrique au sein du Conseil de sécurité. Le Chef de la diplomatie allemande a également souhaité que l’on mette à la disposition du continent les vaccins contre la COVID-19, à travers le Mécanisme COVAX. M. Mass a également soutenu l’OMS, à qui elle a fait don de 120 millions de masques médicaux, dont une grande partie sera acheminée vers l’Afrique. Son gouvernement, qui soutient par ailleurs l’initiative de l’UA « Faire taire les armes en Afrique », a noué des partenariats avec l’organisation régionale pour renforcer le contrôle de la circulation des armes, a-t-il noté.

Pour M. URMAS REINSALU, Ministre des affaires étrangères de l’Estonie, l’importance des partenariats entre l’ONU, l’Union africaine et les organisations sous-régionales pour maintenir la paix et la sécurité internationales a été prouvée au Soudan, où l’opération hybride UA-ONU a contribué à mettre fin à des décennies de dictature et d’apporter la paix. La pandémie de COVID-19 a également souligné la nécessité d’une coopération renforcée, car nous sommes les mieux placés pour faire face ensemble à la pandémie et à ses effets, a ajouté le Ministre, en mettant en exergue trois domaines thématiques dans lesquels son gouvernement aimerait que la coopération ONU-UA soit encore renforcée.

En premier lieu, il a soutenu l’appel du Secrétaire général en faveur d’un renforcement des mécanismes d’alerte précoce afin d’assurer une action préventive, opportune et efficace ainsi que l’initiative « Faire taire les armes ». Le renforcement du respect des droits de l’homme, de la bonne gouvernance, de l’état de droit et de la démocratie est au cœur des efforts de prévention, a rappelé M. Reinsalu, qui a souhaité le renforcement de la coopération trilatérale entre l’ONU, l’UA et l’Union européenne dans le domaine de la prévention et de la médiation des conflits.

Le Ministre a aussi souhaité une coopération plus étroite dans le domaine des changements climatiques avant que la situation ne se dégrade davantage. Enfin, l’Estonie, a indiqué M. Reinsalu, soutient la poursuite de la coopération dans le domaine thématique « femmes, paix et sécurité ». Il faut poursuivre les efforts pour veiller à ce que les Africaines participent à tous les aspects de la société, y compris dans les efforts de prévention des conflits, de résolution et de consolidation de la paix.

Mettant l’accent sur trois aspects clefs de la façon dont le partenariat ONU-UA peut renforcer l’objectif fondamental de l’ONU - « maintenir la paix et la sécurité internationales », M. JAMES DUDDRIDGE, Sous-Secrétaire d’État et Ministre pour l’Afrique du Royaume-Uni, a cité « premièrement », l’identification précoce des risques pour la paix et la sécurité régionales; « deuxièmement », des efforts coordonnés pour jouer le rôle de médiateur et encourager les résolutions de conflits; et « troisièmement », un soutien cohérent à la mise en œuvre des accords de paix. Le Royaume-Uni, a-t-il dit, est fier de soutenir le système d’alerte précoce continental de l’UA, dont il visitera le centre lors de son prochain voyage à Addis-Abeba. Néanmoins, il a estimé que des informations précises et opportunes doivent être couplées avec des plans d’action rapides et efficaces, aux niveaux national, régional ou continental. Tout en notant que le soutien impressionnant par l’UA aux élections à Madagascar il y a deux ans et à la médiation au Soudan l’année dernière, il a relevé que l’action de l’UA ou de l’ONU est arrivée trop tard ou pas du tout dans d’autres situations en raison d’un manque de coordination et de cohérence.

Mettant l’accent sur les compétences complémentaires de l’ONU et de l’UA face à des conflits émergeants, le Ministre s’est dit profondément préoccupé par la situation au Tigré, en Éthiopie, où il est urgent d’assurer un meilleur accès humanitaire et la protection des civils. Il a assuré que le Royaume-Uni continuera de soutenir les efforts menés par l’UA. S’agissant de la consolidation de la paix postconflit, il a cité en exemple le partenariat entre l’ONU et l’UA dans le cadre de l’accord de paix en République centrafricaine, où la prochaine étape décisive sera la tenue d’élections inclusives et pacifiques à la fin du mois. Il a espéré que l’UA sera en mesure de fournir son expertise et soutien aux travaux de la MINUATS, en aidant la transition du Soudan vers la démocratie. Tout en saluant le rôle inestimable joué par les forces de l’UA en Somalie, il a précisé que les forces de sécurité somaliennes ont encore besoin du soutien de l’UA, l’ONU et d’autres pays pour pouvoir acquérir des capacités croissantes. Notant qu’un financement prévisible et durable est un élément important de la capacité de l’UA à déployer des opérations comme l’AMISOM, il a indiqué que le Royaume-Uni soutient, en principe, l’accès aux contributions pour les futures opérations de soutien de la paix dirigées par l’UA, sur la base d’un examen au cas par cas, et sous réserve de certaines conditions clefs.

M. FEBRIAN A. RUDDYARD, Vice-Ministre des affaires étrangères de l’Indonésie, citant un dicton, a dit que ce sont les « voisins qui savent le mieux ». Et sur cette base, il a affirmé que les organisations régionales et sous-régionales africaines ont des capacités et des connaissances uniques du terrain qui peuvent grandement contribuer à la prévention et à la résolution des conflits, ainsi qu’au maintien de la paix. Dans ce contexte, le partenariat entre l’ONU et l’UA peut encore être renforcé sur trois points, selon lui.

En premier lieu, il est impératif que le Conseil de sécurité fournisse le soutien politique nécessaire dans les situations où l’UA dirige des opérations de paix. Ensuite, le Conseil doit continuer d’appuyer les efforts régionaux et sous-régionaux dans le cadre des opérations de maintien et de soutien de la paix. Cela peut se faire, entre autres, par l’échange de connaissances, d’expertise et de formation. Enfin, il faut s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité.

Dans ce contexte, le partenariat entre l’ONU et l’UA doit donc être guidé par cette interdépendance. Il doit être en mesure de fournir une réponse efficace aux réalités et aux défis en constante évolution sur le terrain. Pour cette raison l’Indonésie se félicite du Cadre conjoint ONU-UA pour un partenariat renforcé en matière de paix et la sécurité qui reconnaît l’importance de renforcer les capacités nationales pour s’attaquer aux causes profondes des conflits. Un tel partenariat doit tenir compte des priorités nationales pour assurer une forte appropriation et une mise en œuvre réussie, a conclu le dignitaire.

Le représentant des États-Unis a estimé que l’Union africaine s’est avérée être, à maintes reprises, un partenaire indispensable de l’ONU sur le continent africain. « Ces dernières années, nous avons approfondi la coopération entre l’ONU et l’UA, en reconnaissant les avantages distincts, les valeurs partagées et les intérêts communs de chaque organisation. Ensemble, nous sommes fermement attachés à l’esprit du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’Agenda 2063: l’Afrique que nous voulons », a-t-il dit. Il a également félicité l’ONU de son large soutien à l’initiative de l’UA « Faire taire les armes en Afrique » et à son soutien politique, technique et logistique aux efforts de médiation et de mise en œuvre de l’accord de paix de l’Union africaine en République centrafricaine, en Guinée-Bissau, au Mali, au Soudan du Sud et au Soudan. « Nous apprécions les efforts coordonnés de l’ONU et de l’UA pour lutter contre l’instabilité en Somalie. Malgré un environnement opérationnel périlleux, les efforts conjoints apporteront stabilité et sécurité à long terme au peuple somalien », a noté la délégation.

Il a également reconnu les efforts de la coopération ONU-UA au Darfour au cours de la dernière décennie –en particulier grâce au travail de la MINUAD– pour protéger les civils, étendre l’autorité de l’État et surveiller les violations des droits de l’homme et les abus. Et en ce moment même, le solide partenariat ONU-UA est crucial pour faire face au conflit en cours au Tigré et à l’urgence humanitaire qui menace la stabilité dans la région, a noté le représentant. « En travaillant ensemble et avec le soutien de la communauté internationale, l’ONU et l’UA sont les mieux placées pour assurer la protection des civils; garantir un accès humanitaire gratuit, s슩r et sans entrave; et de faire pression pour une solution pacifique et durable », a-t-il ajouté.

Forts de cet élan, nous attendons avec intérêt de continuer à travailler avec l’UA et l’ONU pour améliorer la qualité de nos efforts de maintien de la paix, y compris s’agissant de la prévention de l’exploitation et des abus sexuels et le traitement des allégations dirigées contre le personnel des deux organisations sur le terrain en Afrique. « Nous restons profondément troublés par les allégations persistantes contre les soldats de la paix en République centrafricaine. Il est essentiel que l’UA et l’ONU créent des mécanismes efficaces pour prévenir l’exploitation, les abus et les fautes, et pour promouvoir l’établissement des responsabilités », a ajouté la délégation américaine. Il a exhorté tous les pays fournisseurs de contingents et de policiers à appliquer strictement les politiques de tolérance zéro de l’ONU et de l’UA.

Le représentant de la République dominicaine a salué la valeur ajoutée de la coopération entre l’ONU et les organisations régionales et sous-régionales, en particulier l’Union africaine, à un moment où tous les pays sont confrontés aux effets dévastateurs de la pandémie de COVID-19. Il a estimé que cette coopération est plus pertinente que jamais pour trouver des solutions systématiques et cohérentes. À cet égard, le représentant s’est félicité de la tenue au mois de septembre d’une réunion entre le Conseil de sécurité de l’ONU et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine visant à améliorer la collaboration entre les deux conseils dans la recherche de la paix et la sécurité en Afrique. La République dominicaine les a appelés à redoubler d’efforts pour adopter des procédures standardisées, en particulier dans le domaine de la prévention des conflits, y compris par le biais de visites conjointes sur le terrain. Il a appelé à investir davantage dans la prévention des conflits afin de désamorcer les situations de crise avant qu’elles ne dégénèrent.

Par ailleurs, il a mis l’accent sur les succès de la coopération entre l’ONU et l’Union africaine en citant les exemples de la consolidation de la paix en Côte d’Ivoire et en Guinée Bissau, et l’action de la Force conjointe du G5 Sahel, ou encore de la Force multinationale mixte (FMM) de lutte contre Boko Haram dans le bassin du lac Tchad. « Malgré ces progrès, dans certains pays de la région, les facteurs tels que l’extrémisme violent, le terrorisme, la corruption et l’impunité demeurent les principales causes d’instabilité; combinés avec les effets néfastes des changements climatiques, ils constituent une menace réelle pour la stabilité politique », a ajouté le représentant. C’est pourquoi il a jugé pertinent de renforcer la coopération entre l’ONU et l’Union africaine dans tous les domaines pertinents, par l’échange d’expériences et bonnes pratiques mais aussi le renforcement des capacités.

Le représentant de la France a dit que la coopération entre l’ONU et l’Union africaine est stratégique, non seulement pour prévenir et résoudre les crises en Afrique mais aussi parce que nous avons besoin de l’UA et des États africains pour répondre aux menaces globales. L’UA, a-t-il dit, joue un rôle majeur dans la prévention et le règlement des crises politiques en Afrique, comme nous l’avions vu à Madagascar en 2018 et au Soudan en 2019. « Cette année encore, la présidence sud-africaine est parvenue à installer une médiation de l’UA sur la question du Grand barrage de la renaissance », a-t-il souligné avant de saluer également la mobilisation du Président Ramaphosa en faveur d’un règlement pacifique de la crise en Éthiopie. La France a exhorté le Conseil de sécurité à appuyer l’engagement de l’Union africaine dans la prévention et le règlement des crises sur le continent, avant de rappeler que cette question est au cœur du Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies sur la coopération entre le Conseil de sécurité et les organisations régionales.

En outre, il a dit que le partenariat UA-UN revêt une importance stratégique en matière de sécurité et que la contribution africaine au maintien de la paix est inestimable. La France soutient le développement et le financement durable et prévisible des opérations africaines de paix, y compris sur contributions obligatoires de l’ONU. Le représentant a estimé que les pays africains doivent être en mesure d’assurer leur propre sécurité et de renforcer leur coopération régionale dans le cadre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA). Il a souhaité que les réunions entre le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine permettent d’avancer sur ce sujet. Il a ajouté que l’objectif de la France était que la Force conjointe du G5 Sahel, exemple à promouvoir, devienne pleinement autonome, grâce au soutien du Conseil.

Par ailleurs, le représentant de la France a souhaité que le partenariat entre l’ONU et l’UA aille encore plus loin, en soutenant des projets pour mettre en œuvre concrètement l’initiative « Faire taire les armes en Afrique », l’Accord de Paris sur le climat, et l’Agenda 2030 pour le développement durable. « Cela passe par des opportunités économiques et nous encourageons à cet égard la poursuite des efforts de l’UA pour opérationnaliser la zone économique de libre échange continentale », a-t-il insisté. Enfin, M. Nicolas de Rivière a prévenu que le partenariat entre l’ONU et l’Union africaine ne sera un succès que s’il implique la société civile et contribue à l’inclusion de tous, notamment des femmes et de la jeunesse. À cet égard, il a salué l’Envoyée spéciale pour la jeunesse de l’Union africaine, Mme Aya Chebbi, qui était intervenue devant notre Conseil, pour sa détermination à porter les revendications des jeunes Africaines dans le cadre du Forum Génération Égalité que la France accueillera avec ONU-Femmes et le Mexique.

Le représentant de la Fédération de Russie a salué l’importance des réunions conjointes entre le Conseil de sécurité et le Conseil de la paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) pour améliorer leur coopération aux fins de l’efficacité des opérations de maintien de la paix en Afrique. Parmi les exemples de coopération réussie sur le terrain, le représentant russe a cité l’Opération hybride UA-ONU au Darfour, qui a achevé sa mission, ainsi que l’assistance fournie à la Mission d’assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM) ou encore à la Force conjointe du G5 Sahel. Il a dit apprécier la contribution de la délégation de l’Afrique du Sud au Conseil de sécurité au cours des deux dernières années pour aborder et traiter les problèmes clefs du maintien de la paix en Afrique. Il a salué l’initiative phare de l’Union africaine (UA) pour faire taire les armes. Rappelant la pertinence du Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies, il a dit la nécessité de le mettre en œuvre en gardant à l’esprit la nécessité de trouver des solutions africaines aux problèmes africains. En outre, selon lui, l’efficacité de notre coopération dépendra aussi de la souplesse dont il sera fait preuve pour financer les opérations de maintien de la paix menées dans la cadre d’une coopération avec l’UA.

Par ailleurs, la Russie a offert l’expertise de son pays pour gagner en efficacité dans la lutte contre le terrorisme, avant de s’inquiéter de la détérioration de la situation au Sahel. Elle s’est dite favorable au réexamen des sanctions afin de s’assurer qu’elles n’aient pas d’influence négative sur les capacités de défense des États et notamment leurs capacités de faire face au terrorisme. À l’aune de la lutte contre la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19), le représentant russe a indiqué que son pays tenait à la disposition du continent africain le vaccin russe anti-COVID-19 nommé « Spoutnik V ».

Au nom de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), M. ABDALLAH HAMDOK, Premier Ministre du Soudan, a rappelé l’adoption par l’IGAD en 1996 d’un programme de paix, de sécurité et de développement régional sur la base du principe de subsidiarité qui est la pierre angulaire de l’architecture de paix et du développement en Afrique. Ce partenariat, a estimé le Premier Ministre, a donné lieu à une riche expérience en matière de paix, de sécurité et de développement. L’IGAD a été notamment en première ligne en Somalie, au Soudan et au Soudan du Sud, a rappelé M. Hamdok qui a posé la question de savoir comment poursuivre cette expérience au niveau régional. De plus, a ajouté le Premier Ministre, les pays de la région font montre aujourd’hui d’une volonté de dialoguer comme c’est le cas entre le Soudan et le Soudan du Sud. Cette coopération a permis d’observer les améliorations depuis 2018 entre leurs relations, a-t-il indiqué.

L’expérience de l’IGAD a été soutenue par le partenariat avec l’ONU, a aussi déclaré M. Hamdok. Lequel a estimé qu’elle doit être poursuivie compte tenu des facteurs déstabilisateurs au niveau régional comme entre autres le trafic d’armes. Il a en outre déclaré que le Secrétaire général peut compter sur le soutien de l’IGAD dans ses réformes plus particulièrement les quatre missions en cours en Afrique. Mais cette coopération doit être fondée sur le dialogue permanent, la recherche continue des solutions pacifiques et la prévention, a-t-il mis en garde. Le point de départ doit être le renforcement des partenariats existants et l’alignement des stratégies si nous voulons répondre efficacement aux nombreux défis du continent. Pour une meilleure entente, pour plus d’accord, il faut se fonder sur des objectifs communs, rapprocher les trajectoires comme en Somalie et au Soudan du Sud, soutenir les missions, mobiliser des ressources en particulier dans la lutte contre la pandémie de COVID-19, renforcer la coordination diplomatique, enlever les sanctions contre les États et renforcer leurs capacités, a conclu le Premier Ministre.

Le représentant de la Libye a mis l’accent sur l’importance de la coopération entre l’ONU et l’UA pour prévenir les conflits en insistant sur le fait qu’il est moins onéreux de prévenir un conflit que d’y mettre fin. Il a estimé que la coopération entre l’ONU et l’UA était indispensable pour préserver la paix et la stabilité en Afrique, jugeant nécessaire davantage de consultations entre l’UA et l’ONU afin de s’assurer qu’il soit tenu compte des préoccupations africaines dans la mise en œuvre de toutes les opérations de paix. À cet égard, il a cité en exemple les récentes consultations internationales tenues au Maroc pour entendre une délégation du Parlement libyen sur les moyens de créer un environnement propice à la résolution du conflit en Libye. Il a aussi cité en exemple la réunion tenue le 23 octobre dernier qui a permis la signature de l’accord de cessez-le-feu et la discussion de mesures permettant de mettre fin aux violences et de faire face à la crise économique et financière dans son pays. Par ailleurs, le représentant libyen a exhorté le Conseil de sécurité et le Conseil de la paix et de la sécurité de l’Union africaine (UA) de continuer de travailler de concert sur le dossier libyen, en collaboration avec le Représentant spécial du Secrétaire général et le Comité de haut niveau, pour montrer qu’il n’y a pas de solution militaire à ce conflit. Il a jugé urgent que la communauté internationale aide la Libye à faire respecter sa souveraineté et son intégrité territoriales.

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De l’urgence au développement, le Gret déploie sa stratégie face à la crise alimentaire dans le sud de Madagascar

Sat, 05 Dec 2020 04:43:17 +0000

Country: Madagascar
Source: Coordination SUD

Le 04/12/2020 Par Gret

Dans le Grand Sud malgache, et plus particulièrement dans la région de l’Androy, le manque de pluie chronique et un vent constant créent un phénomène de sécheresses récurrentes, à l’origine de graves crises alimentaires appelées « Kéré ». Accentué par la déforestation et le changement climatique, l’épisode de cette année est particulièrement aigu, et met en péril la vie et la santé de milliers de personnes.

« La situation est dramatique : il n’a pas plu depuis le mois de mars et les citernes sont vides. Les familles n’ont plus rien à manger mis à part des cactus ou des fruits sauvages », expliquait récemment Hanitra Rafanomezantsoa, responsable de l’antenne d’Ambovombe du Gret à Madagascar. En effet, le changement climatique, la grande pauvreté et le manque de services de base intensifient aujourd’hui la pénurie en eau et en aliments – une situation que cette région connaît de manière régulière depuis des décennies. Depuis le début de la crise en septembre, le kéré a déjà fait plusieurs victimes parmi les enfants, et les estimations indiquent que près de 120 000 d’entre eux pourraient se retrouver en état de malnutrition aiguë d’ici la fin de l’année.

Un stress hydrique récurrent

L’accès à l’eau potable est un problème récurrent sur l’ensemble du Grand Sud malgache. En 2007 déjà, face à un épisode de sécheresse similaire, un mouvement de solidarité était né sur l’île de La Réunion pour venir en aide aux habitant·e·s de l’Androy. Lancée par la chaîne de télévision Antenne Réunion et l’Association Kéré, cette première Opération Kéré avait entraîné un formidable élan de solidarité, permettant au Gret de construire 64 citernes et de réhabiliter 11 bassins d’eaux pluviales (impluviums). Plus de 50 000 personnes, dont 24 000 enfants, avaient ainsi pu bénéficier d’un accès amélioré à de l’eau potable grâce à ces aménagements.

La plupart de ces infrastructures sont toujours opérationnelles, mais n’ont pas pu se remplir au cours des derniers mois, faute de pluie. De plus, elles se sont abîmées en 13 ans ; certaines présentent des fissures, et les toitures et gouttières des écoles alimentant les citernes – ainsi que les robinets – sont en partie défectueux. Des réhabilitations sont donc nécessaires pour qu’elles puissent à nouveau pleinement jouer leur rôle.

« En temps normal, les élèves sont enthousiastes à l’idée d’aller à l’école. Mais en raison du Kéré qui se prolonge, les effectifs diminuent et les enfants s’absentent de plus en plus […] La plupart des enfants commencent à dormir en classe, certains s’évanouissent pendant la récréation. D’autres n’arrivent pas à rester en classe et partent chercher des cactus rouges dans les champs. La semaine dernière, seuls 4 élèves sont venus en cours, contre 300 à 400 habituellement » - Soavinaly, Directrice d’école primaire

Parallèlement, la grande majorité des ménages de l’Androy n’a actuellement plus de réserve alimentaire. Les familles disposant de cheptel vendent leurs animaux pour acheter des vivres ; les autres, après avoir bradé tous leurs biens, n’ont pas d’autre choix que de se nourrir uniquement des fruits du cactus rouge.

Une nouvelle mobilisation d’urgence

Face à cette situation particulièrement grave, mettant en péril la vie et la santé de milliers de personnes, une nouvelle Opération Kéré a été lancée au mois d’octobre par l’Association Kéré, avec le soutien de la chaîne de télévision Réunion la 1ère et du Journal de l’île de La Réunion. La très forte mobilisation des habitant·e·s, des entreprises et des artistes réunionnais, et le soutien du Conseil régional et de la ville de Saint-Denis, ont permis au Gret, présent sur place depuis 20 ans, d’organiser, dès le 23 octobre, des distributions d’eau et de nourriture aux habitant·e·s du district de Tsihombe. L’intervention du Gret se focalise sur 15 fokontany (villages), et se déploie auprès de 1 200 ménages, soit environ 7 200 personnes. Les distributions d’aide alimentaire se composent majoritairement de céréales et de légumineuses couvrant 50 % des besoins nutritionnels des familles. Une attention particulière est portée aux enfants de 6 mois à 5 ans, particulièrement vulnérables à la malnutrition. La farine infantile fortifiée de haute qualité nutritionnelle produite à Madagascar par l’entreprise sociale Nutri’zaza, la Koba Aina, est distribuée à 1 350 enfants sur la zone d’intervention. Enfin, de l’eau est acheminée chaque semaine par camion depuis des zones moins touchées par la sécheresse, et distribuée aux habitant·e·s ou stockée dans les citernes construites en 2007.

« On observe une grande vulnérabilité des enfants de moins de 5 ans qui sont fortement impactés par des maladies diarrhéiques, la toux et les grippes, surtout à cause de la qualité de l’eau qu’ils boivent, qui n’est pas hygiénique car nous avons un problème d’alimentation en eau. La majorité de la population boit de l’eau non potable, d’où l’accroissement des maladies, les femmes et les enfants sont surtout les plus affectés et viennent faire les consultations au niveau du Centre de santé. » - Dieudonné Tsida Andriatsimihafara, Chef du centre de santé de base niveau II, commune de Nikoly

Intervenir aujourd’hui…

Point d’orgue de la mobilisation, une soirée spéciale Kéré a été organisée le 28 novembre par l’Association Kéré et Réunion la 1ère. Retransmise en direct à la télévision réunionnaise et sur les réseaux sociaux, l’émission a réuni une vingtaines d’artistes, des grands témoins, des médecins et plusieurs expert·e·s du Gret. Les dons collectés grâce à cette soirée, mais aussi à travers plusieurs initiatives lancées sur l’île de La Réunion, s’élèvent pour l’instant à 570 000 €. Ils serviront en premier lieu à répondre à l’urgence, mais aussi à financer des solutions durables dans les domaines de l’eau potable, de l’alimentation et de la nutrition au bénéfice des populations du sud de Madagascar.

En effet, malgré la montée en puissance des dispositifs d’urgence, la situation nutritionnelle et alimentaire reste très tendue dans l’Androy. La situation hydrique est toujours préoccupante, et les distributions devront se maintenir jusqu’aux pluies espérées début 2021. Pour éviter que cette situation ne se répète, « la gestion de l’avant et de l’après-crise est aussi importante que la gestion de la crise elle-même », explique Claire Costis, responsable de projets nutrition au Gret. « Les enseignements tirés de l’expérience du Gret dans la région nous ont montré qu’il fallait instaurer un continuum entre des services existants auxquels les familles avaient déjà accès via des actions de moyen ou de long terme (des boutiques pour se procurer des semences, des points de vente de farine infantile, de l’appui-conseil dans les domaines de la nutrition et de l’agroécologie) et des actions ponctuelles auprès des mêmes familles pour limiter les dégâts sur un temps court (distributions gratuites ponctuelles). Il est aussi essentiel de poursuivre les actions visant à améliorer l’accès aux soins, l’alimentation spécifique des jeunes enfants et l’autonomisation des femmes », poursuit-elle.

« Nous voyons également que l’alimentation est négligée, surtout pour les mères allaitantes. A ma charge nous avons 30 enfants atteints de malnutrition aiguë sévère, sans compter ceux qui sont déjà sortis. L’une des conséquences de cette crise est la malnutrition que ce soit pour la mère ou l’enfant. Lors des échanges effectués auprès des mères de famille, ces dernières témoignent qu’elles ne prennent qu’un repas par jour à cause de la crise. » - Dieudonné Tsida Andriatsimihafara, Chef du centre de santé de base niveau II, commune de Nikoly

Depuis 2005, le Gret et ses partenaires mettent en place de nombreuses initiatives agroécologiques auprès des populations locales : promotion de cultures alimentaires tolérantes à la sécheresse (comme le mil, le sorgho, le pois d’Angole ou le pois de Lima), mise à disposition de semences améliorées auprès des familles, lutte contre l’érosion, intégration de l’agriculture et de l’élevage, etc. Ces actions sont complétées par une sensibilisation renforcée à la nutrition, notamment auprès des femmes et des jeunes enfants. Elles ont permis de gagner un temps précieux dans la réponse d’urgence : les équipes du Gret avaient en effet une bonne connaissance des villages, des acteurs et des familles particulièrement vulnérables à la malnutrition sur la zone (jeunes enfants, femmes enceintes et allaitantes).

… pour demain

Au-delà de l’urgence, l’ambition de l’Opération Kéré est bien d’améliorer les conditions de vie des familles sur le plus long terme et de renforcer leur résilience face aux aléas climatiques.

Dès à présent, les montants collectés vont permettre de mettre en place des solutions agroécologiques pour renforcer la sécurité alimentaire des familles. En effet, les 1 200 ménages qui bénéficient des distributions alimentaires vont également recevoir des semences locales, adaptées aux conditions climatiques de l’Androy et bénéficier d’un accompagnement du Centre technique agro-écologique du Sud (CTAS – ONG malgache) pour la mise en culture.

La mobilisation réunionnaise va aussi permettre de restaurer 5 000 hectares de blocs agroécologiques, une innovation agricole développée par le Gret et le CTAS, dont l’expérimentation est retracée à travers le cahier projet « Stratégie de développement de l’agroécologie dans le Grand Sud malgache », publié récemment aux Éditions du Gret. Les blocs agroécologiques sont des parcelles de 10 hectares minimum sur lesquelles sont semées des plantes pluriannuelles (de deux à trois ans de vie). Ils contribuent à l’alimentation des habitant·e·s et fournissent du bois de chauffe, ressource rare de combustible dans cette région déforestée. Ils protègent également les cultures annuelles contre les vents secs, restaurent la fertilité des sols dégradés, augmentent l’infiltration de l’eau de pluie, garantissant ainsi une meilleure croissance des cultures. Enfin, ils favorisent l’alimentation du bétail.

« Les blocs agroécologiques remplissent une fonction mixte de lutte contre l’insécurité alimentaire, de protection de l’environnement et de diffusion de la pratique agroécologique. Tout en stockant d’importantes quantités de nourriture, les paysans des zones aménagées ont pu vendre des excédents pour constituer une trésorerie sous forme de bétail », explique Rindra R. Sandratriniaina, ancien responsable Innovations agricoles et Communication du Centre technique agro-écologique du Sud (CTAS), partenaire privilégié du Gret dans le Sud malgache.

L’Association Kéré et le Gret souhaitent également mettre en place des solutions pérennes d’accès à l’eau potable dans la région. Une première mission d’évaluation de l’état et de l’utilisation des citernes construites en 2007 sera réalisée dans les prochaines semaines, et permettra de réfléchir à l’intérêt de déployer ce type d’infrastructures, en les intégrant dans un service pérenne, y compris pendant les périodes de sécheresse. D’autres solutions pourront aussi être étudiées, comme le pompage et la désalinisation des eaux souterraines.

Pleinement engagés au service des habitant·e·s de l’Androy, l’Association Kéré et le Gret se mobilisent, pour éviter que la situation actuelle n’empire, mais surtout pour faire en sorte qu’elle ne se reproduise plus avec la même gravité. Les deux organisations tiennent particulièrement à remercier celles et ceux qui se sont engagé·e·s à leurs côtés pour continuer à soutenir les habitant·e·s de l’Androy dans la durée.

Suivre l’évolution de la situation sur place

Télécharger le cahier projet « Stratégie de développement de l’agroécologie dans le Grand Sud malgache »

Découvrez les blocs agroécologiques en vidéo

Communiqué de presse (23/10/20) – De l’eau potable et une aide alimentaire d’urgence pour les communautés du sud de Madagascar en proie au « Kéré »

Opération Kéré à Madagascar – Chaque goutte d’eau est un trésor

En savoir plus sur les activités du Gret à Madagascar

En vidéo (reportages diffusés sur la chaîne Réunion la Première) :

Le Gret développe des solutions agricoles pérennes

Les citernes de l’Opération Kéré 2007 utilisées pour les distributions d’eau

Madagascar : le Gret pour porter l’aide réunionnaise

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Cameroon: Cameroun : la Banque mondiale mobilise 97 millions de dollars en faveur de la riposte à la COVID-19 et des réformes de l’éducation

Sat, 05 Dec 2020 03:18:34 +0000

Country: Cameroon
Source: World Bank

WASHINGTON, 1er décembre 2020 — La Banque mondiale a approuvé le 24 novembre dernier un financement additionnel de l’Association internationale de développement (IDA)* de 45 millions de dollars en faveur du Projet d’appui à la réforme de l’éducation (PAREC) qui vise à promouvoir l’apprentissage pour tous au Cameroun. Ce crédit de l’IDA sera complété par un financement du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) de 52,45 millions de dollars.

En plus d’étendre l’accès à un enseignement de base de qualité pour tous, ce financement additionnel contribuera à atténuer les conséquences négatives de la pandémie de COVID-19 sur le secteur de l’éducation. Il permettra également de faire face aux déplacements forcés massifs consécutifs à la crise dans les régions anglophones du pays (Nord-Ouest et Sud-Ouest) et à l’afflux de réfugiés.

Cette opération viendra étayer des réformes et des activités essentielles prévues au titre de l’actuelle stratégie nationale pour le secteur de l’éducation (2013-20) et de celle qui lui succèdera pour la période 2021-30.

« Ce soutien va nous aider à atténuer les pertes d’apprentissage liées aux répercussions de la COVID-19 et à maintenir les mesures prioritaires en faveur des régions défavorisées, fragiles et en conflit, souligne Laurent Serge Etoundi Ngoa, ministre de l’Éducation de base. Ces ressources supplémentaires seront très utiles pour contrecarrer également les multiples crises touchant un système d’éducation qui connaît déjà de grandes difficultés en termes d’accès, d’efficacité et d’équité. »

Ce financement additionnel va renforcer et étendre la portée de certaines activités en cours tout en incitant le gouvernement à harmoniser ses dispositifs pour assurer une éducation préprimaire et primaire de qualité pour tous, y compris les réfugiés, les déplacés et les communautés d’accueil, et il contribuera, au besoin, à la riposte à la pandémie.

« Chaque enfant du pays mérite une éducation de qualité. Or il n'est pas possible aujourd’hui de concrétiser cette ambition car l’enseignement de base est en proie à une crise des apprentissages, souligne Abdoulaye Seck, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun. Les différentes crises actuelles ont plusieurs conséquences, notamment un recul des inscriptions en préprimaire et en primaire, surtout dans les régions anglophones, des taux d’abandon élevés, un faible taux d’achèvement des cycles d'enseignement et des inégalités dans l’accès et la poursuite des études chez les enfants de groupes défavorisés, à savoir notamment les filles et les plus démunis. Ce financement additionnel renforce les investissements dans le capital humain, l’une des priorités de la stratégie nationale de développement pour la période 2020-30 dont l’ambition est d’accélérer l’apprentissage dans le pays en bâtissant un système éducatif post-COVID plus équitable et résilient. »

Le Groupe de la Banque mondiale, l’une des principales sources de financements et de connaissances pour les économies en développement, prend des mesures rapides et de grande envergure en vue d’aider ces pays à renforcer leur action contre la pandémie. Il s’attache à appuyer les interventions de santé publique et à garantir la circulation de fournitures médicales de première nécessité tout en soutenant le secteur privé pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités et maintenir les emplois. Le Groupe de la Banque mondiale prévoit de mobiliser jusqu'à 160 milliards de dollars sur une période de 15 mois qui s'achèvera en juin 2021, afin d’aider plus de 100 pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie. Ce montant comprend notamment 50 milliards de dollars sous forme de nouveaux dons et de prêts à des conditions très favorables fournis par l’IDA, ainsi qu’une enveloppe de 12 milliards de dollars destinée à financer l'achat et la distribution de vaccins contre la COVID-19 dans les pays en développement.

* L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à taux faible ou nul pour financer des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 76 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Ses ressources bénéficient concrètement à 1,6 milliard de personnes. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités de développement dans 113 pays. Le volume annuel de ses engagements s’est élevé en moyenne à 21 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 61 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° : 2021/065/AFR

Contacts

Cameroon

Odilia Renata Hebga
(237) 6 9785-9955
ohebga@worldbank.org

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World Bank Provides $97 Million to Strengthen COVID-19 Response and Reforms in the Education Sector in Cameroon

Sat, 05 Dec 2020 03:14:07 +0000

Country: Cameroon
Source: World Bank

WASHINGTON, December 1, 2020 – The World Bank approved on November 24, 2020 an additional financing (AF) from the International Development Association (IDA) in the amount of $45 million to the Education Reform Support Project (ERSP) to support Cameroon’s efforts in promoting learning for all. This IDA credit will be complemented by a Global Partnership for Education (GPE) grant in the total amount of $ 52.45 million.

The AF as a part of the ERSP project will continue to improve equitable access to quality basic education, contribute to mitigating the negative impacts of the COVID-19 pandemic on the education sector, and respond to the massive forced displacement that resulted from the crisis in the anglophone regions (North West and South West) and from the refugee crisis.

This funding will support the critical reforms and activities planned under the ongoing Education Sector Strategy (2013-2020) and the forthcoming Education Sector Strategy (2021-2030).

“*This support will help mitigate learning loss for children due to the impact of COVID-19, and help the government continue to focus on the most disadvantaged areas, fragile and conflict areas of Cameroon”, said Laurent Serge Etoundi Ngoa, Minister of Basic Education. “Those additional funds provide much needed support to also respond to the multiple crises that impact an education system which is already facing major challenges related to access, efficiency and equity.”

The Additional Financing will scale up and strengthen selected existing activities and incentives to harmonize government systems to deliver quality education at pre-primary and primary level for all, including refugees, Internally Displayed Peoples and host communities, and supporting COVID-19 response as relevant.

“*Every child in Cameroon deserves good education, but this ambition is not met yet as the basic education sector in Cameroon is still coping with a learning crisis”,* said Abdoulaye Seck, World Bank Country Director for Cameroon. “*The different crises the country is facing* have several consequences: decrease in pre-primary and primary enrollment, especially in the Anglophone regions; high dropout and low completion rates or disparities in access and retention in basic education for children from disadvantaged groups, including girls and the poorest. This additional financing constitutes further investment in human capital, which is a key priority for the Cameroon’s National Development Strategy 2020-2030 to allow Cameroon to accelerate learning by building a more equitable and resilient post-COVID education system."

The World Bank Group, one of the largest sources of funding and knowledge for developing countries, is taking broad, fast action to help developing countries strengthen their pandemic response. It is supporting public health interventions, working to ensure the flow of critical supplies and equipment, and helping the private sector continue to operate and sustain jobs. The World Bank Group is making available up to $160 billion over a 15-month period ending June 2021 to help more than 100 countries protect the poor and vulnerable, support businesses, and bolster economic recovery. This includes $50 billion of new IDA resources through grants and highly concessional loans and $12 billion for developing countries to finance the purchase and distribution of COVID-19 vaccines.

* The World Bank’s International Development Association (IDA), established in 1960, helps the world’s poorest countries by providing grants and low to zero-interest loans for projects and programs that boost economic growth, reduce poverty, and improve poor people’s lives. IDA is one of the largest sources of assistance for the world’s 76 poorest countries, 39 of which are in Africa. Resources from IDA bring positive change to the 1.6 billion people who live in IDA countries. Since 1960, IDA has supported development work in 113 countries. Annual commitments have averaged about $21 billion over the last three years, with about 61 percent going to Africa.

PRESS RELEASE NO: 2021/065/AFR

Contacts

Cameroon

Odilia Renata Hebga
(237) 6 9785-9955
ohebga@worldbank.org

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Argentina: Americas: Population Movement (MDR42004, MDRCO014) Information bulletin no. 2

Sat, 05 Dec 2020 02:59:59 +0000

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Countries: Argentina, Bolivia (Plurinational State of), Brazil, Chile, Colombia, Ecuador, Panama, Peru, Uruguay, Venezuela (Bolivarian Republic of)
Source: International Federation of Red Cross And Red Crescent Societies

Please refer to the attached file.

The IFRC Regional Office for the Americas is publishing this report to inform on the new impact and the change in population movement dynamics. Moreover, the bulletin reflects the coordination and efforts of National Societies and the IFRC in addressing the needs of migrants affected by COVID-19 and the consequent border closures and movement restrictions, which considerably limited refugees' regular flow migrants increase flow in irregular entry points in the region.

This bulletin is issued for information purposes and reflects the current situation and details available at this time. The National Societies, supported by emergency appeals launched by the International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies (IFRC), are seeking funding and other assistance from donors. For more information, please see 24-month report on the Colombia Operation and the 24-month report on the Regional Operation.

The situation

As highlighted with the bulletin issued in the previous month, as the COVID-19 pandemic spreads in the region and as countries started to relax restrictions, different changes have been observed in migration flows of Venezuelan nationals in the region.

Given this situation, the IFRC, and the National Societies involved in the process, including the ICRC, continue to support and monitor the situation, especially in border areas, and to take measures to respond to these changes because of possible greater flows as the COVID-19 situation stabilizes, and changes compared to the volatile context inside Venezuela.

With this objective, all National Societies have continued to collect different primary and secondary data at the several Humanitarian Service Points, by interviewing migrants and different strategic stakeholders in the territory during November.

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DR Congo: Caritas Congo Asbl et AFRICA CDC appuient 5 Zones de Santé de Kinshasa et de l’Equateur pour la surveillance épidémiologique et la mobilisation communautaire contre la Covid19

Sat, 05 Dec 2020 01:32:56 +0000

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Country: Democratic Republic of the Congo
Source: Caritas

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Kinshasa, le 04 décembre 2020 (caritasdev.cd) : Face à la deuxième vague de la Covid19 en République Démocratique du Congo (RDC), Caritas Congo ASBL a obtenu d’AFRICA CDC le financement d’un projet de mobilisation et de protection de la population contre cette pandémie. Le Médecin Chef de Division Provinciale de la Santé de la Ville de Kinshasa, Dr Alex Kalume, a procédé vendredi 04 décembre 2020 au lancement dudit projet et de la formation des Relais Communautaires (RECO) de la Zone de Santé de Kintambo. C’était à la salle de réunion de l’Institut Technique Médical de Kintambo.

D'une durée de 3 mois, ce projet cible 5 Zones de Santé de la ville de Kinshasa et cinq autres de la province de l'Equateur. Pour Kinshasa, il s’agit des Zones de Santé de Bandalungwa, Kitambo, Mont-Ngafula I, Binza-Ozone et Binza-Météo.

L'objectif global de ce projet est de contribuer à la contention de la propagation de la Covid19 et à la réduction de la morbi-mortalité liées à cette pandémie dans ces deux provinces, a indiqué le Secrétaire Exécutif de la Caritas Congo ASBL, Mr Boniface Nakwagelewi ata Deagbo.

Ce dernier a remis symboliquement des matériels de sensibilisation et de surveillance épidémiologique aux points d’entrée des agglomérations de la COVID19 au Médecin Chef de Division Provinciale de la Santé de Kinshasa, qui à son tour, les a remis au Médecin Chef de Zone de Santé de Kintambo, Dr Frida MBUSE.

D’importants matériels pour les RECO et des ouvrages WASH aux Formations sanitaires

En fait, les Zones de Santé seront dotées de divers matériels de sensibilisation et surveillance épidémiologique, dont certains pour renforcer le travail des Relais Communautaires (RECO), à qui le projet prévoit une prime conséquente. Il s’agit notamment de 50 thermo-flashes performants, 100 mégaphones avec piles, 1.800 masques, 125 cartons de solution hydro alcoolique, 2.500 dépliants en français et lingala, 2.500 affiches, etc.

Par ailleurs, les Formations Sanitaires et les lieux publics seront dotés en kits de Protection et Contrôle de l’Infection (PCI) ainsi que d’Eau-Hygiène-Assainissement (WASH). Des Structures de santé sélectionnées (1HGR et 1 CSR) recevront en outre des incinérateurs et ouvrages hydrosanitaires (latrines, etc).

Les Relais Communautaires appelés à plus d’ardeur en cette 2ème vague de la Covid19

Le Chef de Division Provinciale de la Santé de la Ville de Kinshasa a salué le partenariat entre Caritas Congo Asbl et AFRICA CDC et les a remerciés pour l’appui apporté. « Pour votre information, rien que pour la journée d’hier, nous étions autour de 149 cas confirmés de covid19 au pays, dont 119 cas. Ca veut simplement dire que Kinshasa demeure encore l’épicentre de cette pandémie qui touche déjà 22 des 26 provinces de la RDC », a-t-il précisé aux RECO. Dr Alex Kalume a ainsi salué l’appui des partenaires dans cette riposte contre la Covid19, laquelle compte les Relais Communautaires en première ligne. « Vous devez vous approprier cette riposte. Ne vous contentez pas seulement de sensibiliser la communauté. Servez également d’exemple de respect des mesures-barrières contre la Covid19 dans cette Communication des Risques et Engagement Communautaire /CREC», leur a-t-il recommandé, en les invitant à leur propre protection.

« Quand un partenaire arrive pour appuyer les activités communautaires, nous ne pouvons qu’être soulagée, d’autant plus que la maladie sévit dans la communauté », a déclaré pour sa part le Médecin Chef de Zone de Santé de Kintambo, Dr MBUSE Maholo Frida. Elle a exprimé un sentiment de joie de voir Caritas Congo Asbl et AFRICA CDC s’ajouter durant trois mois au nombre des partenaires qui appuient ces activités de sensibilisation, « avec des équipements pour ceux qui sont en première ligne de la riposte dans la communauté dont une partie ne croit pas à l’existence de la Covid19 en RD Congo ». Et pourtant, « la ZS de Kintambo a connu le pic au mois de juin, après avoir enregistré le 1er cas le 10 mars 2020. Le nombre des cas a baissé en juillet et ao슩t, avant d’augmenter dès septembre. Je pense que la 2ème vague est là ; puisqu’au mois de novembre dernier, nous avons commencé à enregistrer plus de 20 cas confirmés », a relevé Dr Mbuse Frida. Elle demande à la population d’adhérer dans la recherche active des cas de Covid19 et de se faire consulter au Pavillon 2 de l’Hôpital Général de Kintambo en cas de grippe qui parait suspecte.

Il sied de signaler que les RECO de quatre autres Zones de Santé de la Ville de Kinshasa ciblées par ledit projet seront formés à leur tour à partir de samedi 05 décembre jusqu’en début de la semaine prochaine.

Pour mémoire, AFRICA CDC est une institution technique spécialisée de l’Union africaine créée pour soutenir les initiatives de santé publique des États membres et renforcer la capacité de leurs institutions de santé publique à détecter, prévenir, contrôler et répondre rapidement et efficacement aux menaces de maladies.

Caritas Congo Asbl

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Burkina Faso: Evaluation territoriale : ville de Kaya, novembre 2020

Sat, 05 Dec 2020 00:54:39 +0000

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Country: Burkina Faso
Sources: UN High Commissioner for Refugees, REACH Initiative

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RÉSUMÉ

Aperçu

La ville de Kaya est la capitale de la région CentreNord ; elle est située à une centaine de kilomètres au nord-est de Ouagadougou. Depuis janvier 2019, elle a accueilli de nombreuses personnes déplacées internes (PDI), arrivées massivement du nord de la ville pour fuir les violences perpétrées par les groupes armés au niveau de la zone dite des "3 frontières". Ces PDI se sont installées principalement au sein du tissu urbain de la ville, dans les zones périphériques. Les zones d'installation se sont étendues à chaque nouvelle vague de déplacement. Certains ménages PDI ont été accueillis en familles d’accueil, appartenant aux communautés non déplacées mais aussi PDI. D'autres se sont construits des abris aux alentours de ces quartiers, dans des zones non loties. Au total, ce sont 104 813 PDI qui vivaient dans la commune de Kaya en septembre 2020 concentrés dans 5 endroits spécifiques de la ville. Ces lieux d'installation ont par la suite été reconnus par l'Action Sociale de Kaya comme des sites d'accueil temporaires (SAT), pris en compte dans la présente évaluation. Les différentes modalités d'installation citées précédemment se retrouvent toutes au sein des 5 SAT de la ville de Kaya.

Dans ce contexte, la pression sur les services et les infrastructures sociocommunautaires de base situés dans les SAT, et utilisés par les habitants de ces SAT, s’est fortement accentuée. La réhabilitation et la restructuration de l’offre de services et d’infrastructures sociocommunautaires de base est donc devenue l’une des priorités pour les autorités de la ville et les acteurs humanitaires pour répondre aux besoins des populations urbaines. REACH en partenariat avec le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) et ACTED a conduit une évaluation territoriale de la ville de Kaya. Celle-ci vise à obtenir un profil détaillé et opérationnel de la ville, avec un focus sur les ménages vivant sur les SAT (population non déplacée comme PDI) et leur accès aux services sociocommunautaires de base ainsi que leurs besoins prioritaires. Au final les résultats obtenus doivent servir de base aux acteurs opérationnels de l'aide pour le développement d'une stratégie d'intervention informée.

Elle a été réalisée selon une approche mixte, mêlant des outils de cartographie, ainsi que des composantes qualitatives et quantitatives. La cartographie a permis la réalisation d’une carte de couverture des infrastructures sociocommunautaires de base disponibles sur les SAT et celles utilisées par leurs habitants mais situées à l’extérieur des SAT. Le volet quantitatif incluait : un questionnaire informateurs clés (IC, 113 interrogés) au niveau des différentes infrastructures sociocommunautaires de base, un questionnaire ménages (197 ménages interrogés) auprès des populations non déplacées et déplacées internes vivant sur les SAT. Le volet qualitatif comprenait : un groupe de discussion mixte au niveau de chaque SAT, rassemblant des PDI, un questionnaire semi-structuré auprès d'un IC travaillant pour les autorités locales de la ville, un questionnaire semi-structuré auprès de 2 IC membre d'organisations de la société civile au niveau de la ville de Kaya. Les résultats obtenus auprès des IC et dans le cadre des outils qualitatifs sont indicatifs des tendances au niveau des SAT de la ville de Kaya. Les données obtenues auprès des ménages sont représentatives au niveau de la ville de Kaya pour les populations vivant sur les SAT, avec un niveau de confiance de 95% et une marge d’erreur de 10% pour chaque groupe de population évalué (non déplacée et PDI) vivant sur les SAT. La collecte de données s’est déroulée du 13 au 27 octobre 2020.

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UNICEF Peru COVID-19 Situation Report No. 9 - 2 December 2020

Fri, 04 Dec 2020 23:59:09 +0000

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Countries: Peru, Venezuela (Bolivarian Republic of)
Source: UN Children's Fund

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Highlights

Peru has the third highest COVID-19 mortality rate in the world, with 967,075 confirmed cases and 36,076 deaths, including 195 children and adolescents, as of 2 December 2020. With a population of 32 million and only 1,436 ICU beds available nationwide, the health system is struggling to cope with the situation.

In response to the pandemic, on 16 March 2020, the Government of Peru declared a national state of emergency, extended to 7 March 2021, closed borders until October, and imposed a mandatory national quarantine that has been gradually lifted as of July. These actions have been complemented by various health regulations, the “I Learn at Home” remote mass public education strategy, social protection measures and an economic stimulus package. To date, close to 700 rural schools out of the total of 82,000 public schools nation-wide (including ECD centres) have opened through a specific regulation passed on October 2020.

During November, a national political crisis including impeachments and massive protests resulted three Presidents in one week, contributing to instability during the pandemic and temporarily paralyzing coordination efforts.

Meanwhile, the ILO reports a 10.5 per cent fall in the average actual income over the last year and predicts 1.5 million jobs lost by the end of December, while the Central Reserve Bank of Peru predicts a 12.7 per cent GDP contraction for 2020. UNICEF also projects that more than 1.2 million new children and adolescents will fall into poverty by the end of 2020, over 500,000 in extreme poverty (UNICEF, October2020).

The Government of Peru’s focus on the immediate socioeconomic response is not conducive to addressing structural challenges of the social protection system (UNICEF, September 2020), which increases the risks faced by the most vulnerable, especially women and girls, families living in poverty or headed by self-employed workers, whose livelihoods have been impacted by the quarantine, as well as indigenous communities with limited access to health services, and migrants and displaced people in overcrowded living conditions with limited or inexistent local support networks.

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Honduras: CENTROAMÉRICA - Tormenta Tropical Eta & Huracán Iota: Panorama Humanitario (Al 4 de diciembre 2020, 8:00AM EST)

Fri, 04 Dec 2020 23:56:47 +0000

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Countries: Guatemala, Honduras, Nicaragua
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs

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PANORAMA

Las autoridades y las organizaciones humanitarias siguen enfrentando desafíos para responder a Eta y a Iota en Guatemala, Honduras y Nicaragua. Persisten las limitaciones de acceso debido a los daños en las carreteras y las inundaciones. Las aguas no han retrocedido del todo en algunas zonas, y algunas comunidades de estos países están prácticamente sumergidas. Muchas personas que esperan regresar a sus comunidades siguen en albergues improvisados, a menudo en condiciones expuestas. Los frentes fríos estacionales están causando más lluvias, con Atlántida, en el norte de Honduras, informando de nuevas inundaciones. Estas lluvias representan riesgos para las comunidades afectadas y para las operaciones que atienden a necesidades prioritarias en materia de WASH, seguridad alimentaria, salud, albergue, protección y educación.

Según el Centro Nacional de Huracanes de los Estados Unidos, los huracanes mayores en el Atlántico durante el mes de noviembre se forman cada siete u ocho años, lo que hace que las formaciones de Eta y Iota, con semanas de diferencia entre sí, sean un evento sin precedentes. La temporada de 2020 cerró como la temporada de huracanes más activa jamás registrada, con 30 tormentas nombradas, más del doble del promedio anual de 12 tormentas nombradas, entre ellas 13 huracanes y 6 huracanes mayores, también el doble o superior al promedio.

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Honduras: Central America - Tropical Storm Eta & Hurricane Iota: Humanitarian Snapshot (As of 8:00am EST 4 December 2020)

Fri, 04 Dec 2020 23:53:26 +0000

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Countries: Guatemala, Honduras, Nicaragua
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs

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OVERVIEW

National authorities and humanitarian organizations continue to face challenges in responding to Tropical Storm Eta and Hurricane Iota across Guatemala, Honduras and Nicaragua. Access contraints due to damaged roads and flooding persist. Floodwaters have not fully receded in some areas, with some communities in these countries all but underwater. Many waiting to return to their communities are still in makeshift shelters, often in exposed conditions. Seasonal cold fronts are causing added rainfall and flooding, with the northern Honduran department of Atlántida reporting renewed flooding. The ongoing rainfall poses a continued threat to people in affected communities and to response operations addressing priority needs in WASH, food security, health, shelter, protection, education and other areas.

Per the United States' National Hurricane Center (NHC), major hurricanes in the Atlantic basin during November form every seven to eight years, making Eta and Iota's formations within weeks of each other a historical feat. The 2020 season closed as the most active hurricane season ever recorded with 30 named storms, more than twice the long-term yearly average of 12 named storms, including thirteen hurricanes and six major hurricanes, also twice as much or more than average.

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Honduras: América Latina - Respuesta de USAID a las Tormentas Eta e Iota - 01/12/20

Fri, 04 Dec 2020 23:44:06 +0000

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Countries: Guatemala, Honduras, Nicaragua
Source: US Agency for International Development

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América Latina – Tormentas, Hoja de información básica n.o 5 Año fiscal (AF) 2021

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Honduras: América Latina – Tormentas, Hoja de información básica n.o 5 Año fiscal (AF) 2021

Fri, 04 Dec 2020 23:33:36 +0000

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Countries: Belize, Colombia, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama, United States of America
Source: US Agency for International Development

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RESUMEN DE LA SITUACIÓN

189 Muertes registradas en América Latina como consecuencia de los huracanes Eta e Iota ONU – 24 de noviembre del 2020

5.2 MILLONES Cantidad estimada de personas afectadas por los huracanes Eta e Iota en Centroamérica ONU – 20 de noviembre del 2020

404 500 Cantidad estimada de personas en albergues de emergencia oficiales y no oficiales en Guatemala y Honduras CONRED, COPECO – 1 de diciembre del 2020

225 000 Cantidad estimada de personas sin acceso humanitario en Honduras COPECO – 1 de diciembre del 2020

  • La temporada de huracanes del 2020 ha llegado a su fin en el Atlántico, pero todavía persisten las inundaciones en las áreas de Guatemala y Honduras afectadas por los huracanes Eta e Iota.

  • Los daños causados por las tormentas en los centros de salud en Honduras plantean un riesgo de aumento de la propagación de la COVID-19, informa la Organización Panamericana de Salud (OPS).

  • USAID/BHA está suministrando materiales para albergues de emergencia con el fin de ayudar a las comunidades a reparar las estructuras dañadas en Honduras.

  • USAID/BHA colabora con UNICEF para ampliar la asistencia de protección y de agua, saneamiento e higiene (WASH) en Nicaragua.

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UNICEF Georgia COVID-19 Situation Report No. 31 reporting period 21 Nov - 04 Dec 2020

Fri, 04 Dec 2020 23:17:50 +0000

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Country: Georgia
Source: UN Children's Fund

Please refer to the attached file.

HIGHLIGHTS

  • The Swiss Agency for Development and Cooperation (SDC), UNICEF, and UNHCR are partnering to improve access to water, sanitation and hygiene facilities to support a safe learning environment for children.

  • UNICEF continues advocating for all children to have internet access to fulfill their right to education - please see WEEKLY FOCUS on page 4.

  • UNICEF with financial support from USAID, delivered sanitizers to schools near the administrative border line to facilitate a safe learning environment.

  • Elementary school teachers and administrators from 100 schools are being trained in distance teaching and learning as part of a partnership between the Ministry of Education, the Government of Estonia, and UNICEF Georgia.

  • A 6-week online student-centered Instruction (SCI) methodology course was launched for education experts in the Abkhazia region.

  • On the Day of the Persons with Disabilities, UNICEF provided the Central Rehabilitation Center with basic supplies and developmental toys.

  • UNICEF provided 500 boxes of food and hygiene items to the Office of State Minister for Reconciliation and Civic Equality, reaching 2,000 vulnerable people.

  • Over 100 young scouts participated in an online training session on the Code on the Rights of the Child and on coping with the Covid-19 challenges delivered by the UNICEF Representative.

  • UNICEF provided disinfectants and PPE supplies to all 75 offices of the Social Services Agency (SSA), covering 400 frontline social agents.

  • A 5 day-training was conducted for National Statistics Office data collectors, the real-time monitoring questionnaire was tested, and fieldwork was launched.

  • A Memorandum of Cooperation was signed between UNICEF and Batumi City Hall on the decision to join the ChildFriendly Cities Initiative.

  • UNICEF Representative and Georgian experts facilitated a panel discussion organized by the Child Rights Center of Akaki Tsereteli State University - Kutaisi on the impact of COVID-19 on the fundamental rights of children.

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Pointing to Peaceful Elections in Burundi, Security Council Presidential Statement Ends Mandatory Reporting

Fri, 04 Dec 2020 22:51:16 +0000

Country: Burundi
Source: UN Security Council

SC/14372

Noting an improved security situation in Burundi, but also calling on its Government to address human rights violations and other continuing issues, the Security Council today ended mandatory reporting on the country and encouraged its international partners to continue dialogue towards resumption of development assistance.

Issuing presidential statement S/2020/12 — presented by Matamela Cyril Ramaphosa, President of South Africa, which holds the Council presidency for December — the 15-member Council also noted the broadly peaceful elections which marked a new phase for Burundi. It also welcomed steps taken to fight impunity and promote gender equality, encouraging the Government to build on such progress, in connection with a high-level meeting on cooperation between the United Nations and the African Union.

The Council stressed that there is also important work ahead to advance national reconciliation, promote of the rule of law, broaden democratic space and ensure respect of fundamental freedoms. It called on the Government to cooperate with the United Nations to tackle those challenges.

In view of the recommendations of the strategic assessment mission for United Nations engagement in Burundi, the Council encouraged discussions between the Secretary-General and the Government towards a smooth transition of the Office of the Special Envoy for the country.

The Council also encouraged continued engagement of the Peacebuilding Commission as a viable platform for dialogue between Burundi and its partners with a view to the Government creating conducive conditions for the resumption of financial and technical assistance.

The Council underscored the importance of support to Burundi as the country embarks on the next stage of its development and welcomed the willingness of the United Nations, alongside the African Union, the region and the international community, to continue engagement in support of Burundi’s efforts to achieve sustainable peace, reconciliation and development.

For information media. Not an official record.

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World: FAO governing Council approves new private sector engagement strategy

Fri, 04 Dec 2020 22:43:07 +0000

Country: World
Source: Food and Agriculture Organization of the United Nations

Executive body also welcomes proposed strategic framework for the next decade

4 December 2020, Rome - The FAO Council today wrapped up its 165th Session. The new Strategy for Private Sector Engagement has been approved. Members also welcomed the Outline of the Strategic Framework 2022-31 and the Outline of the Medium-Term Plan 2022-25.

The new Strategic Framework puts at its centre the strategic narrative of Leaving No One Behind through sustainable, inclusive and resilient food systems for better production, better nutrition, a better environment, and a better life.

The Framework is anchored in the 2030 Agenda and guided by SDG 1 No poverty, SDG 2 No hunger, and SDG 10 Reduced inequalities around the four betters.

In the final report adopted unanimously, Members noted that the Strategic Framework "builds on the momentum and harmonized transformations already taking place in the Organization, including structural reforms, the Hand-In-Hand Initiative and FAO's COVID-19 Response and Recovery Programme."

"This is an important sign of trust not only in what we want to achieve but also how we are working to get there, " FAO Director-General QU Dongyu said in his closing remarks.

The Director-General underscored "the inclusive and transparent consultation process we established in the development of the new Strategic Framework" acknowledged by the Council in its report. It is "a way to build up ownership and volunteering contribution later," he added.

He thanked all delegations for their valuable contributions and active engagement during the Session.

The Director-General hailed the approval by Council of FAO's new Strategy for Private Sector Engagement, noting that "an efficient, transparent and inclusive FAO is my highest priority, and this also applies to the way we approach the private sector as well as any other non-governmental institutions that we work with."

The Council welcomed the importance of a more inclusive and proactive process to engage with the private sector based on mutual trust, and highlighted the role of micro, small and medium size enterprises, taking into account different regional, national and local contexts.

The Director-General pledged to keep Members informed on how the Strategy is being implemented while also referring to other aspects of FAO's work mentioned in the Council's final report.

"Your support of our ongoing initiatives, like Hand-in-Hand and our response to the COVID-19 pandemic is very well noted and inspires us to work even harder in collaboration with all of you for the benefit of the vulnerable, the farmers, youth and women, citizens and netizens all around the world," the Director-General said.

He noted that this was the third Council session since he took office in August 2019 and the second to be held virtually due to the COVID-19 restrictions.

"Our Governing Bodies are now solidly positioned in the digital age," the Director-General said, while expressing gratitude for the efforts of all FAO employees who have adapted their working methods in line with the requirements of a "very challenging year". In this context he referred to an intervention by the Staff Body during the Council session, thanking staff representatives for their positive and dynamic engagement which had contributed to a spirit of solidarity.

"We share the same goal of ensuring our employees' safety and wellbeing and our open and constructive dialogue will continue," the Director-General said.

The Independent Chairperson of the Council, Khalid Mehboob, thanked Members for their contributions. He also extended an appreciation to the Director-General, underscoring that his "transparency and openness with Members is unprecedented," and has been displayed during all informal and formal meetings including the FAO Regional Conferences held in the last couple of months.

The Independent Chairperson also noted that under the Director-General's stewardship, innovations, including those for FAO Governing Body meetings as well as efforts to safeguard the wellbeing of FAO employees "have all been underpinned by enhanced communication which has been welcomed by all of us during these difficult COVID-19 days".

The Council also reviewed the Annual Report of the WFP Executive Board on its activities in 2019 and elected six Members of the WFP Executive Board for the period from 1 January 2021 to 31 December 2023.

The Council is the executive organ of the FAO Conference. It has 49 Members and meets at least four times between Conference sessions. In particular, the Council exercises functions dealing with the world food and agricultural situation and related matters, current and prospective activities of the Organization, including the Programme of Work and Budget, administrative matters, financial management of the Organization, and constitutional questions.

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FAO-Newsroom@fao.org

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Somalia: Security Council Renews Authorization for International Naval Forces Fighting Piracy Off Somali Coast, Unanimously Adopts Resolution 2554 (2020)

Fri, 04 Dec 2020 22:37:05 +0000

Country: Somalia
Source: UN Security Council

SC/14373

The Security Council today renewed for an additional 12 months its authorization for States and regional organizations cooperating with Somalia to use all necessary means to fight piracy off the coast of the East African country, with voting results announced virtually in accordance with the temporary silence procedure* adopted for the COVID-19 pandemic.

Unanimously adopting resolution 2554 (2020), the Council decided, for a further period of 12 months from the date of the resolution, to renew the authorizations, as set out in paragraph 14 of resolution 2500 (2019), granted to States and regional organizations cooperating with Somali authorities in the fight against piracy and armed robbery at sea off the coast of Somalia, for which advance notification has been provided by Somali authorities to the Secretary‑General.

The Security Council welcomed the fact that there were no successful piracy attacks off the coast of Somalia in the prior 12 months and noted that joint counter-piracy efforts have resulted in a steady decline in pirate attacks, as well as in hijackings, since 2011. However, it also recognized the ongoing threat that resurgent piracy and armed robbery at sea posed.

This year’s text noted that the Council recognized the importance of capacity‑building and requested donors to consider providing support to reinforce Somalia’s national coast guard capacities through human resources development, training, equipping and building of coastal guard stations.

The Council also called upon the Somali authorities to make all efforts to bring to justice those who are using Somali territory to plan, facilitate or undertake criminal acts of piracy and armed robbery at sea, and urged Member States to assist Somalia, at the request of Somali authorities and with notification to the Secretary-General, to strengthen maritime capacity in Somalia.

The Council renewed its call upon States and regional organizations to take part in the fight against piracy and armed robbery at sea off the coast of Somalia.

It decided that the arms embargo on Somalia imposed by paragraph 5 of resolution 733 (1992) and further elaborated upon by paragraphs 1 and 2 of resolution 1425 (2002) and modified by paragraphs 33 to 38 of resolution 2093 (2013) does not apply to supplies of weapons and military equipment or the provision of assistance destined for the sole use of Member States, international, regional and subregional organizations undertaking measures in accordance with paragraph 14, as most recently reaffirmed by operative paragraph 19(b) of resolution 2551 (2020).

The Council also called upon all States to take appropriate actions under their existing domestic law, or develop legislative processes, to prevent the illicit financing of acts of piracy and the laundering of its proceeds.

In addition, the Council urged all States to ensure that counter-piracy activities, particularly land-based activities, take into consideration the need to protect women and children from exploitation, including sexual exploitation.

It also urged all States to share information with the International Criminal Police Organization (INTERPOL) for use in the global piracy database, through appropriate channels.

The representative of Germany delivered a written statement in explanation of vote. Noting that his delegation voted in favour of the resolution, he spotlighted operative paragraphs 11 and 29, and reiterated Germany’s understanding that this resolution not only includes cooperation with the Federal Government of Somalia, but with all relevant Somali authorities including the Federal Member States.

He also underscored that the United Nations Assistance Mission in Somalia (UNSOM), United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC) and the European Union Capacity Building Mission in Somalia have supported various capacity‑building initiatives at federal and state level. Dialogue and cooperation between the Somali authorities on federal and state levels are essential to build up effective maritime security capacities and working coast guard structures capable of securing the sea off the coast of Somalia.

* Security Council resolutions are currently adopted through a written procedure vote under temporary, extraordinary and provisional measures implemented in response to the COVID-19 pandemic, as set out in a letter (document S/2020/253) by its President for March (China).

For information media. Not an official record.

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News Alert: Hunger in Yemen predicted to surge to record levels

Fri, 04 Dec 2020 22:12:03 +0000

Country: Yemen
Source: Mercy Corps

As we near the end of 2020, Yemen is on the brink of a catastrophic food security crisis and has returned to alarming levels of food insecurity. A new Integrated Phase Classification (IPC) analysis released warns that from October to December 2020, 13.5 million people have faced high levels of acute food insecurity despite ongoing humanitarian food assistance. As we look to 2021, the number of people experiencing high levels of acute food insecurity will rise putting them on the path of falling into catastrophic conditions and – without a change of course – possibly famine.

Steve Claborne, Mercy Corps Country Director for Yemen explains:

“The analysis indicates that pockets of famine-like conditions are returning to the Yemeni people for the first time in two years. We expect the number of people experiencing this degree of food insecurity to triple as we enter 2021.

“At the same time, the amount of people facing the emergency phase of food insecurity (Phase 4) is likely to increase from 3.6 million to 5 million people in the beginning of 2021. In this phase, people are extremely vulnerable and will suffer enormously. After nearly six years of conflict, families have little to no reserves left to fall back on and the consequences are likely to be catastrophic. While not meeting the technical definition of a famine, millions will be at risk of dying from hunger.

“Nearly 13.5 million people in Yemen depend on food assistance for their survival. This is projected to increase by at least two million people early next year as families lose employment or purchasing power and have no way to put food on the table. With continuing conflict, rapidly increasing food prices, major declines in humanitarian funding and the threat of punishing new sanctions, the ability to provide any assistance to millions of people portents a catastrophe.”

Last year Mercy Corps reached over 1.1 million people across Yemen and has worked in the country since 2010 by helping those who are food insecure. Our emergency response has been focused on providing food, clean water, supplies and education about diet and sanitation to families that have no access to food or clean water. Additionally, we’re providing programming for farmers and young people so they can build stronger livelihoods. Our work ensures that people can take care of their most urgent needs today while improving their livelihoods for tomorrow.

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World: Security Council Presidential Statement Urges Stronger Response to Conflict, Coordination between African Union, United Nations

Fri, 04 Dec 2020 21:27:54 +0000

Countries: Burkina Faso, Cameroon, Central African Republic, Chad, Côte d'Ivoire, Democratic Republic of the Congo, Ethiopia, Guinea, Lesotho, Libya, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Somalia, South Sudan, Sudan, World
Source: UN Security Council

SC/14371

Ahead of a high-level debate on cooperation between the United Nations and the African Union in peace and security, the Security Council today encouraged the two organizations to further strengthen their coordination in a mutually supportive manner across the range of possible responses to conflict.

In a presidential statement (document S/PRST/2020/11) issued by President Matamela Cyril Ramaphosa of South Africa, which holds the presidency of the Security Council for December, the 15-member organ also commended increasing efforts of the African Union to enhance its peacekeeping role and that of subregional organizations on the continent, consistent with Council decisions.

It recognized the importance of initiatives of those organizations and the international support given to them in the fight against the growing threat of terrorism and violent extremism, including the deployment of the African Union Mission in Somalia (AMISOM), the Multinational Joint Task Force in the Lake Chad Basin and the Group of Five for the Sahel (G5 Sahel) joint force.

Reiterating that regional organizations have the responsibility to secure resources for their organizations, the Council welcomed the valuable financial support provided by partners in that regard and acknowledged the need for more support to enhance African Union peace operations, encouraging further dialogue towards that end.

Through the statement, the Council also reaffirmed the important role of women and youth in conflict prevention and resolution and in peacebuilding and post-conflict situations, as well as the need for joint action between the United Nations and African Union to fight sexual violence in such situations.

Opening the meeting, United Nations Secretary-General António Guterres stressed that the partnership between the United Nations, the African Union and African regional economic mechanisms has never been stronger. It is anchored in the principles of complementarity, respect for African leadership and the certainty that no one organization or State can face problems alone, he said, spotlighting how the continent has shown exemplary leadership on meeting the COVID-19 challenge. As well, the United Nations is supporting the initiative, “Silence the Guns in Africa by 2020”, in many concrete ways, including capacity‑building for mediation and disarmament, partnership in creating the network of African women leaders and investment in young people. This is in addition to broadening operational support for the African Union, he added.

Reporting on the partnership with the African Union in Libya and the Central African Republic, he said that, in the latter context, the United Nations has also reinforced its engagement with the Economic Community of Central African States (ECCAS). In South Sudan, along with the African Union, the United Nations is working closely with the Intergovernmental Authority on Development (IGAD). Other areas of strong cooperation with the Union are present in Sudan, Somalia, and, along with the Economic Community of West African States (ECOWAS), in Côte d'Ivoire, Guinea and Mali. Together with the Southern Africa Development Community (SADC), the two organizations are also assisting institutional reform in Lesotho and the Democratic Republic of the Congo.

However, he cautioned, challenges loom large, including emerging conflicts, the worsening climate emergency and the impact of COVID-19, particularly on women and the most vulnerable. Given increasing activities of violent extremists, particularly in the Sahel and Lake Chad Basin, he welcomed the support of United Nations entities and Member States for initiatives to fight terrorism in Africa. Enhanced cooperation with African Union mechanisms and regional bodies in the continent is crucial in that regard, he said, adding that African-led peace and counter-terrorism operations should receive Security Council mandates, under Chapter VII of the Charter, and predictable funding guaranteed by assessed contributions. Expressing deep concern over the emerging situation in Ethiopia, he also repeated his and the Union’s appeal for a global ceasefire and unimpeded access for humanitarian aid.

He went on to note that a recent assessment process has revealed a broad consensus on strengthening the United Nations-African Union partnership, along with acknowledging the need for improvement in a number of areas. These include further institutionalization of cooperation at every level, with stronger collaboration among the United Nations Security Council and African Union Peace and Security Council. There was also a need for predictable financing through assessed contributions for African Union peace support operations. As well, much more work is needed to involve and engage women and youth in the peace and security agenda. On the occasion of the seventy-fifth anniversary of the United Nations, there was a deep reflection on how best to advance a common agenda by the two organizations, he said, adding: “I count on the African Union to help lead the way.”

Moussa Faki Mahamat, Chairperson of the African Union Commission, said that, because almost 70 per cent of the agenda of the Security Council is devoted to issues of peace and security in Africa, the continent should have a permanent presence on the Council. Cooperation between the United Nations and the African Union is a prerequisite in the implementation of their mandates to promote and uphold international peace and security. The 2017 United Nations-African Union Joint Framework for Enhanced Partnership in Peace and Security further boosted cooperation on the promotion of Africa’s ownership and leadership of peace processes on the continent. The 2018 Framework Agreement on the 2030 Agenda for Sustainable Development and the African Union’s Agenda 2063 was also in keeping with the enhanced partnership between the two organizations and will accelerate the development agenda for Africa.

The annual consultative meetings between the Security Council and the African Union Peace and Security Council have been key to strengthening Council‑to-Council engagement, he continued. The two organizations have increased operational cooperation and coordination by working in support of peace processes in Sudan, Mali, Central African Republic, Darfur and Somalia. Further, the African Union is deepening cooperation with the regional economic communities and regional mechanisms, particularly in respect to activities to maintain regional peace and security.

The Union is also continuing to ensure that implementing the “Silencing the Guns in Africa” initiative goes hand in hand with a vibrant pan-African economic integration agenda. The African Union has entered into similar strategic partnerships with the European Union and is aiming to reinforce cooperation with other organizations that have a large African membership. He urged the international community and the Security Council to acknowledge the principle of burden-sharing for the maintenance of global peace and security. This should include predictable, sustainable and flexible financing for African Union-led or authorized peace support operations, based on the principle of the use of United Nations-assessed contributions. The contradictions of the Security Council that hamper and sometimes impede the resolution of conflict in Africa must also be addressed.

Following those briefings, Council members, along with several regional countries, took the floor to support strengthened cooperation between the United Nations and the African Union in matters of peace and security, with many speakers commending the Union for its work in a range of situations. Most also urged closer collaboration between the Security Council and the African Union Peace and Security Council for that purpose, including some calls for continuing the annual joint meeting, as well as joint visits to conflict situations.

Many speakers also affirmed the need for more international support to African peacekeeping initiatives, with several members supporting the use of United Nations assessments for that purpose, particularly in the case of missions mandated by the Security Council. Others cited their country’s support for specific initiatives and urged adequate voluntary contributions. The need to empower women in joint efforts was frequently stressed, as was the imperative to end sexual violence in conflict situations, including sexual abuse by peacekeepers. Support for African efforts to stem the COVID-19 pandemic was also prioritized by speakers, as was a greater focus on the terrorist threat on the continent.

Matamela Cyril Ramaphosa, President of South Africa and President of the Security Council for December, addressed the 15-nation organ in his national capacity. Noting that his country chairs the African Union this year, he said the meeting was an opportunity to reflect on the Council’s efforts to resolve conflicts in Africa and further enhance the partnership between the Union and the United Nations. The most advanced cooperation between them was on peace and security, as provided for in Chapter VIII of the Charter of the United Nations. “We are witnessing in Africa a continent that is taking responsibility for the complex challenges to its peace, security and development,” he said.

While the United Nations, through the Security Council, has the primary responsibility for the maintenance of international peace and security, regional organizations such as the African Union play an important role addressing threats to peace and security, he continued. The invaluable role of the United Nations in support of African-led initiatives cannot be overstated. Therefore, the two organizations should expedite deliberations to ensure that African Union-led peace support operations authorized by the Security Council are financed through the United Nations assessed contributions. He also underscored that the African Union is determined to silence the guns on the continent. Significant gains have been made, as evidenced by ground-breaking peace agreements in the Central African Republic, South Sudan, Sudan and most recently in Libya.

In the Central African Republic and Mali, regionally led peace operations transitioned into United Nations peacekeeping missions, he pointed out. The African Union-United Nations Hybrid Operation in Darfur (UNAMID) epitomizes the effective cooperation between the two organizations in protecting civilians and facilitating the path to peace. The African Union Mission in Somalia (AMISOM) contributes towards stabilizing and advancing peace in that country. He also applauded Saint Vincent and the Grenadines, which is part of the African diaspora, together with the African countries in the Security Council — Niger, Tunisia and South Africa — for working jointly to promote cooperation between the United Nations and the African Union for the peaceful resolution of African conflicts. Deliberations today will make a valuable contribution to the success of the Union’s Extraordinary Summit on Silencing the Guns to be held in two days.

Mahamadou Issoufou, President of Niger, underscored that more than 50 per cent of the Council’s agenda and 70 per cent of situations in peace and security under Chapter VII of the Charter concern African countries. “This is a sad reality,” he said, adding that the situation requires cooperation and decisive and coordinated actions by the African Union and the United Nations. Putting forward proposals, he stressed the need for new ideas addressing peacekeeping and peace enforcement operations, as well as the need to establish a mechanism for long-term financing of peace operations led by the African Union or subregional organizations, based on the principle of subsidiarity. It is also essential to strengthen cooperation between the Union and the United Nations, with emphasis on harmonizing their agendas and objectives by means of more regular meetings. It is important to ensure that African States play a central role in the discussions and decision-making process of the Security Council as African issues constitute the bulk of subjects dealt with by the organ.

Kaïs Saïed, President of Tunisia, noting the long history of conflict in Africa that threaten the security of the world at large, said it is incumbent on the two organizations to further strengthen their relationships and build mechanisms to face the ever-increasing challenges in building sustainable peace. He called for a qualitative leap in relations, going beyond mere conflict management to a true partnership in addressing the root causes of violence. Close cooperation between the Security Council and the African Union Peace and Security Council is therefore necessary. The complexity of the crises requires more work with regional actors that understand the situation on the ground, he added, pointing out that his country has much experience with assisting mediation efforts. More financial and logistical support for African peace missions must be provided in a comprehensive approach for peace that covers social, economic and environmental aspects and the Union’s vision of “The Africa We Want”.

Ralph E. Gonsalves, Prime Minister of Saint Vincent and the Grenadines, emphasized that the strategic partnership between the United Nations and the African Union is a critical instrument in the global security architecture. Highlighting the 2017 Joint United Nations-African Union Framework for Enhanced Partnership in Peace and Security, he pointed to tangible benefits seen in the peace processes of the Central African Republic, South Sudan and Sudan. Lasting solutions can never be imposed, but must emerge organically from within. The African Union’s positions and priorities, including Agenda 2063 and the "Silencing the Guns in Africa by 2020” initiative, present the surest pathway to lasting peace and security across the continent. Furthermore, the Union’s perspectives and advice should be sought out, systematically and as a matter of priority, ahead of all mandate renewals and mission transitions for peace operations on the African continent. “The immense challenges of today cannot be solved through incrementalism or an outmoded zero-sum game of militarism,” he said, noting that principled and pragmatic multilateral solutions are what is needed.

Wang Yi, State Councillor and Minister for Foreign Affairs of China, said that the United Nations is duty-bound to help Africa weather the COVID-19 storm. The Organization should focus on a united fight against the pandemic to help bolster the African people’s health and safety defences and leverage its coordinating role in mobilizing global resources. Vaccines should be a global public good and made assessible and affordable for African countries. It is important for the United Nations and the African Union to work closely together to advance the Union’s “Silencing the Guns” initiative, he said, calling for implementation of the Joint Framework for Enhanced Partnership in Peace and Security. He also underscored the need to deliver on the 2030 Agenda. This would help bring broad prosperity, promote fairness and justice and enable the African people to benefit from the progress of global governance. China stands as a true friend of African countries, as evidenced by the dispatch of eight medical teams fighting COVID-19 to the continent, as well as free military assistance worth $100 million to the African Union, he said.

Sophie Wilmes, Deputy Prime Minister and Minister for Foreign Affairs, European Affairs and Foreign Trade of Belgium, expressed support for adequate and sustainable financing of African Union-led peace operations through United Nations funding. Agendas could also be more in sync, including the women, peace and security. The Union should be closely engaged in the continued implementation of the new United Nations strategy for the Great Lakes region. She looked forward to the Union playing a leading role in turning a new page in Burundi, she said, adding that the new conflicts in Africa require a first response from the Union or subregional organizations. The principle of subsidiarity must, however, never imply inaction. Noting her country’s support for the recent African Union initiative for a dialogue in Ethiopia, she said that sanction policies are a tool to promote international peace and security, prevent conflicts and defend respect for international law. Therefore, Belgium strongly supports the European Union’s restrictive measures, which target people responsible for negative actions, she said.

Pham Binh Minh, Deputy Prime Minister and Minister for Foreign Affairs of Viet Nam, said that the African continent is making it possible to become the powerhouse of the future. However, because of challenges posed by new conflicts, terrorism, COVID-19 and other diseases, collective efforts by African countries led by the African Union are now more critical than ever. The exemplary strategic partnership between the United Nations and the Union is also crucial. It can be strengthened through support to African leadership in all areas where regional knowledge is pivotal, as well as through further assistance for sustainable development to address root causes. Mutual work on global challenges, between all regional and international organizations, is also necessary. Noting that his country has been emerging from conflict in parallel to African conflict areas, he highlighted his country’s contributions to peacekeeping, its willingness to share information and its role in strengthening cooperation between the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN) and the United Nations and other regional organizations.

Heiko Maas, Federal Minister for Foreign Affairs of Germany, said that the COVID-19 pandemic has made evident the need for global partnership to meet all the challenges of these times. In that context, he supported closer relations between the United Nations and the African Union, a permanent seat for an African country on the Security Council and closer work between the Council and the African Union Peace and Security Council. Suggesting further ways to enhance cooperation between Africa and the World Health Organization (WHO) in recovery from the pandemic, he highlighted his country’s contributions in that realm. In addition, reiterating the Secretary-General’s call for a global ceasefire, he emphasized the importance of helping realize the “Silencing the Guns” initiative, as well as empowering women and other vulnerable persons in conflict areas. His country has firmly recognized climate change as integral to the peace and security agenda. Work on all such challenges must be done together by Europe, Africa and the rest of the world. The United Nations and the African Union will be key in bringing about such cooperation and Germany stands ready to provide support, he said.

Urmas Reinsalu, Minister for Foreign Affairs of Estonia, said that the importance of partnerships among the United Nations, African Union and subregional organizations in maintaining international peace and security cannot be overemphasized. Close cooperation between the United Nations and the African Union builds and sustains peace on the continent. Estonia supports the “Silencing the Guns” initiative, he said, noting that the steps it outlines are crucial in contributing to peace, stability and security in Africa, while addressing the root causes of conflict. He called for further cooperation in the field of climate change, as its devastating effects — from the Sahel to the Horn of Africa — can already be seen. He also added his support for further cooperation related to the women, peace and security agenda, stressing that efforts should be made to ensure that African women and girls participate in all aspects of society, including in conflict prevention, resolution and peacebuilding efforts.

James Duddridge, Parliamentary Under-Secretary of State and Minister for Africa of the United Kingdom, highlighted his country’s support for the African Union’s Continental Early Warning System. However, accurate and timely information needs to be coupled with plans for effective early action, at State, regional or continental level. The African Union’s support of elections in Madagascar two years ago and mediation in Sudan last year were impressive examples of what that organization can do. Yet, in other cases, action from the African Union or the United Nations has come too late or not at all. The key to greater shared success is consistency in approach. When conflicts do emerge, the United Nations and the African Union bring complementary skills to the table. He expressed his concern over the situation in Tigray, noting that the immediate priorities are to secure greater humanitarian access and to ensure the protection of civilians and human rights. His Government will continue to support African Union-led efforts, he said, urging all parties to accept credible offers of support to establish the conditions for a sustainable political solution.

Febrian A. Ruddyard, Deputy Minister of Foreign Affairs for Multilateral Affairs of Indonesia, citing an old saying — “neighbours know best” — stressed that regional and subregional organizations have unique knowledge on the ground and can greatly contribute to the prevention and resolution of conflict, as well as sustaining peace. He recalled that the Security Council and the African Union Peace and Security Council met in September and discussed the situations in Mali, Somalia and the “Silencing the Guns” initiative, among others. He also expressed appreciation for the valuable role of the three African members of the Security Council in articulating the African perspective at the organ’s deliberations. Indonesia contributes more than 1,500 personnel, including 98 women peacekeepers, to 7 United Nations peace missions on the continent. Turning to the root causes of instability, he said many factors are inter-related and partnership between the United Nations and the African Union needs to be guided by this interconnectedness. He also noted that from the year 1955, when his country hosted the inaugural Asian-African Conference, Indonesia has been unwavering in its support for the African nations.

The representative of the United States applauded the African Union for proving itself an indispensable partner to the United Nations on the continent. The two organizations have distinctive advantages, share common interests and are committed to the 2030 Agenda and Agenda 2063. A strong United Nations-African Union partnership is also crucial to address the conflict in Ethiopia’s Tigray region and the unfolding humanitarian crisis. These organizations are best positioned to protect civilians. On the women, peace and security agenda, he said women and girls are disproportionately affected by conflict and therefore their needs must be included in all aspects of conflict prevention and resolution. Turning to the issue of sexual abuse and exploitation by peacekeepers, he said he looked forward to implementing preventive measures, stressing the need to prevent misconduct, promote accountability and strictly enforce the zero-tolerance policy of the United Nations and the African Union.

The representative of the Dominican Republic said that cooperation between regional and subregional organizations and the United Nations is more important than ever given the COVID-19 pandemic. Hailing the recent joint meeting of the Security Council and the African Union Peace and Security Council, he stressed that both bodies should harmonize procedures and conduct joint visits to conflict areas. Noting the range of successful joint initiatives between the two organizations, he emphasized that the threats posed by terrorism and climate change, along with the rising number of displaced persons, the flood of illicit arms and the need to fight impunity, must be adequately addressed jointly. Better regional arrangements are needed in all such areas, as well as reinforcing cooperation with the African Union and helping build its capacity. Support for “Silencing the Guns” and other African initiatives is critical, as is promotion of the participation of women and youth in all joint activities. “Let us put our efforts together to achieve a peaceful, stable Africa,” he said.

The representative of France said the partnership between the United Nations and the African Union is valuable not only in responding to regional threats, but also in addressing global threats. African mediation efforts in Ethiopia and elsewhere are at the heart of Chapter VIII of the Charter. There is a collective interest to strengthen the partnership for that reason. Therefore, sustainable and predictable financing, including through obligatory contributions through the United Nations, is important. The most ambitious possible support is also now needed for the G5 Sahel joint force, as well as the “Silence the Guns” initiative, along with joint efforts to fight the pandemic and other threats. His country has stepped up partnership by putting a moratorium on African countries’ debt payments and providing funding for COVID-19 response. In addition, demands for women’s empowerment on the continent must be heard through more systematic support for that effort and for inclusion of youth, he emphasized.

The representative of the Russian Federation, highlighting his country’s advocacy of increased cooperation between the United Nations and the African Union, said discussions of key issues on the African agenda and joint meetings and field meetings have helped increase the effectiveness of efforts to prevent and resolve conflict. UNAMID is a good example of cooperation on the ground. The African voice in the Security Council is united and well-heard. It is important that Africans are able to take the initiative of peace and security matters into their own hands. It is also important to develop work to prevent conflict on the continent and have a system of early warning. Attention should be paid to the increase in terrorist threats, he said, noting that terrorist organizations are making use of the pandemic to broaden their positions. Of particular concern was the recent degradation of the situation in the Sahel region, he said.

Abdalla Hamdok, Prime Minister of Sudan, spotlighted the valuable role played by IGAD in regional conflict prevention and resolution. The bloc — founded in 1996 — formally adopted the agenda on peace and security on the principle of subsidiarity and contributed to regional stability over the past 20 years. IGAD spearheaded peace processes in African States, such as Somalia and Sudan. Underscoring the importance of cooperation among the United Nations, African Union and IGAD, he said comparative advantages of these organizations can be used to peacekeeping and peacebuilding efforts. This partnership will continue to support the political transition in Sudan, as UNAMID draws down. There is a remarkable shift in hostile relations of neighbouring States, including between Sudan and South Sudan. Africa hosts four peacekeeping missions and 8 million refugees. It must emerge from the cycle of conflict and take joint action on conflict prevention and resolution. A stronger IGAD means more effective partnership and a stronger region, he stressed.

The representative of Libya said that the African Union is tackling the root causes of conflict in Africa, including the lack of social justice, as well as security and economic factors. Efforts are exerted through the Democracy Enhancement Fund. However, work in preventing conflict needs to be enhanced, as this is less costly than the cost of peacekeeping. He stressed the importance of the partnership between the Security Council and the African Union Peace and Security Council, which is important for the continued cooperation between the two entities. There is also a need for more cooperation between the United Nations and the African Union that is commensurate with the vital role of the latter with regard to the settlement of conflicts in the continent. With regards to his country, he noted that on 15 October, there was a meeting held on the margins of the General Assembly where the participants focused on the situation in Libya

As Mohamed Abdullahi Farmajo, President of Somalia, was unable to be heard due today to technical difficulties, his statement was added as a text to the official meeting record.

For information media. Not an official record.

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OSCE Special Monitoring Mission to Ukraine (SMM) Daily Report 289/2020 issued on 4 December 2020

Fri, 04 Dec 2020 20:46:47 +0000

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Country: Ukraine
Source: Organization for Security and Co-operation in Europe

Please refer to the attached file.

Based on information from the Monitoring Teams as of 19:30 3 December 2020. All times are in Eastern European Time.

Summary

  • The SMM recorded 79 ceasefire violations in Donetsk region. In the previous reporting period, it recorded ten ceasefire violations in the region.
  • The Mission recorded no ceasefire violations in Luhansk region. In the previous reporting period, it recorded 52 ceasefire violations in the region.
  • A member of the State Emergency Service of Ukraine was injured on 1 September by the detonation of an explosive device near Stanytsia Luhanska.
  • The SMM continued monitoring the disengagement areas near Stanytsia Luhanska, Zolote and Petrivske and observed a calm situation in all three areas.
  • The SMM facilitated and monitored adherence to localised ceasefires to enable repairs to and the operation of critical civilian infrastructure.
  • The Mission continued following up on the situation of civilians, including at four entry-exit checkpoints and four checkpoints of the armed formations in Donetsk and Luhansk regions.
  • The Mission monitored developments in Zakarpattia.
  • The Mission’s freedom of movement continued to be restricted.

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Yemen: Health Cluster Achievements (October 2020)

Fri, 04 Dec 2020 20:43:27 +0000

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Country: Yemen
Sources: World Health Organization, Health Cluster

Please refer to the attached Infographic.

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