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Burkina Faso: Afrique de l’Ouest et centrale: le nombre de personnes souffrant d’insécurité alimentaire pourrait doubler

Sat, 04 Jul 2020 04:26:24 +0000

Countries: Burkina Faso, Cameroon, Central African Republic, Chad, Côte d'Ivoire, Ghana, Liberia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal, Sierra Leone
Source: UN News Service

La pandémie de Covid-19 risque d’aggraver le sort de populations souffrant de faim en Afrique de l’Ouest et du Centre. Une situation déjà en forte augmentation en 2019, et qui pourraient doubler en 2020 à cause du nouveau coronavirus, a alerté vendredi le Programme alimentaire mondial (PAM).

Le PAM estime que le nombre de personnes souffrant d’insécurité alimentaire dans la région pourrait atteindre 57,6 millions d’ici la fin de l’année - contre 36 millions avant le début de la pandémie de Covid-19. « Les défis socio-économiques résultant des mesures instituées pour contenir la propagation de Covid-19 ont un impact important sur la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et du Centre », a déclaré Elisabeth Byrs, porte-parole de l’agence onusienne lors d’un point de presse virtuel depuis Genève.

23 millions des personnes touchées se trouvent au Nigéria - le pays le plus peuplé d’Afrique. Près de 10 % des personnes concernées sont recensées au Niger et environ 5 % au Burkina Faso, au Tchad, au Cameroun, en République centrafricaine, au Mali et au Sénégal. La plupart des « nouveaux affamés » de la région sont des « citadins pauvres, qui vivent au jour le jour », a précisé Mme Byrs.

La pandémie de Covid-19 frappe la région en pleine période de soudure, « lorsque la faim et la malnutrition empire ». Même bien avant la pandémie, l’agence onusienne estimait que 21,1 millions de personnes avaient du mal à satisfaire leurs besoins alimentaires pendant cette période allant de juin à ao슩t.

Plus de 11 millions d’enfants souffriront de malnutrition aiguë dans la région

Le PAM et l’UNICEF estiment que plus de 11 millions d’enfants souffriront de malnutrition aiguë en Afrique de l’Ouest et centrale en 2020 en raison de l’impact du coronavirus, soit une augmentation de 18 % par rapport aux niveaux antérieurs à la pandémie. Avant l’arrivée de la Covid-19, le PAM prévoyait que 4,5 millions d’enfants souffriraient de malnutrition aiguë en 2020 dans six pays sahéliens : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad. Aujourd’hui, avec l’insécurité croissante et la pandémie qui touche la région, ce nombre est passé à près de 5,4 millions d’enfants, selon l’UNICEF et le PAM.

La fermeture des frontières et la suspension des marchés hebdomadaires et à ciel ouvert dans les pays de la région ont entraîné une réduction du commerce régional et empêché les agriculteurs de vendre leurs produits. Ce qui a parfois conduit à une pénurie alimentaire localisée et à une augmentation des prix. Au Libéria par exemple, le prix du manioc frais, qui est le principal aliment de base, a augmenté de 60 %, soit cinq fois plus qu’au cours des cinq dernières années. Des hausses de prix de 15 à 25 % ont aussi été observées en avril en République centrafricaine, au Tchad et au Nigéria.

Au Sénégal, une évaluation des marchés menée dans tout le pays par le PAM et le Conseil national de sécurité alimentaire (CSA) en avril 2020 a montré une augmentation significative des prix par rapport à la moyenne des cinq dernières années. C’est le cas des denrées alimentaires essentielles comme le riz dont le prix a augmenté de 14 %, l’arachide qui co슩te désormais 20 % plus cher et le mil (+41%). « En outre, de nombreux agriculteurs ne sont pas en mesure de cultiver ou de vendre leurs récoltes et on constate une pénurie de main-d’œuvre agricole et une réduction de l’accès des agriculteurs aux intrants », a relevé Mme Byrs.

Le PAM prévoit d’aider 23 millions de personnes en Afrique de l’Ouest et du Centre

Face à cette situation, le PAM a revu à la hausse son aide en Afrique de l’Ouest et du Centre. Désormais, l’agence onusienne prévoit d’aider 23 millions de personnes dans la région en leur fournissant une aide alimentaire et nutritionnelle vitale. Il s’agit d’une augmentation de 8,9 millions de personnes par rapport au plan initial présenté au début de l’année. Le PAM soutient également « l’aide des gouvernements pour amortir le choc socio-économique de la Covid-19 par le biais de systèmes nationaux de protection sociale et d’une aide alimentaire ciblée ».

Au Nigéria, le ministère fédéral des affaires humanitaires a adapté son programme national d’alimentation scolaire pour servir les enfants qui ne peuvent pas avoir accès aux repas dans les écoles. L’initiative du gouvernement nigérian vise à atteindre 9 millions d’enfants dans 3 millions de foyers à travers les 36 Etats fédéraux du pays.

Au Tchad voisin, le PAM fournira une aide alimentaire pendant trois mois à plus de 433.000 personnes qui pourraient avoir du mal à se nourrir dans huit provinces (Batha, Bahr el Gazel, Guéra, Kanem, Lac, Logone oriental, Logone occidental et Wadi Fira). « Car les mesures visant à contenir la propagation de la Covid-19 affectent les moyens de subsistance, limitent l’accès à la nourriture et perturbent les chaînes d’approvisionnement » a fait remarquer Mme Byrs.

Le dispositif du PAM en Côte d’Ivoire et au Sénégal

En Côte d’Ivoire, le PAM a fourni des transferts d’argent à plus de 5.000 personnes dans la région du Grand Abidjan, y compris à des personnes vivant avec le VIH/SIDA dans le cadre de l’intervention d’urgence Covid-19. Le programme d’alimentation scolaire, qui soutient environ 132.000 enfants dans les régions rurales de l’Ouest, du Nord et du Nord-Est, a repris.

Au Sénégal, le PAM est prêt à couvrir les besoins de 28.000 élèves inscrits dans 135 écoles des zones rurales en remplacement de l’alimentation scolaire. Le Plan d’urgence pour la sécurité alimentaire (PUSA) - préparé par le gouvernement sénégalais pour une réponse nationale à la période de soudure - vise environ 4 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire. Pour répondre aux besoins des communautés vulnérables et contribuer au PUSA, le PAM prévoit d’aider 73.000 bénéficiaires.

Au Ghana, l’agence onusienne a fourni des aliments nutritifs spécialisés produits localement, suffisants pour couvrir 3 mois d’alimentation de 4.000 personnes, dans le cadre du soutien aux efforts du gouvernement pour fournir des soins aux patients de Covid-19 dans des centres d’isolement. Au Libéria, le PAM aide 2 millions de personnes dans tout le pays à la demande du gouvernement, et avec le soutien de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).

En Sierra Leone, le PAM a fourni un soutien aux communautés et aux familles placées en quarantaine ou en isolement. L’agence onusienne a également aidé le ministère de l’agriculture et des forêts du pays à transporter 900 tonnes de semences aux petits exploitants agricoles du pays qui n’auraient pas pu avoir accès à ces intrants en raison des restrictions imposées par la Covid-19.

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World: Le Conseil dialogue avec les Rapporteuses spéciales sur la traite des êtres humains et sur le droit à l’éducation

Sat, 04 Jul 2020 03:59:58 +0000

Country: World
Source: UN Human Rights Council

Dans le contexte de la COVID-19, un recours excessif aux outils d'apprentissage à distance en ligne pour assurer la continuité de l'éducation risque d'exacerber les inégalités, avertit Mme Boly Barry

Le Conseil des droits de l’homme a achevé, ce matin, son dialogue avec la Rapporteuse spéciale sur la traite des êtres humains, Mme Maria Grazia Giammarinaro, avant d’entamer son dialogue avec la Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation, Mme Koumbou Boly Barry, qui a présenté son rapport axé sur l'impact de la crise de COVID-19 sur le droit à l'éducation.

Mme Boly Barry a mis en garde s’agissant de l’éducation à distance, contre la tentation de considérer les solutions de haute technologie comme le meilleur moyen d'assurer la continuité de l'éducation en temps de crise. Un recours excessif aux outils d'apprentissage à distance en ligne pour assurer la continuité de l'éducation risque d'exacerber les inégalités, a-t-elle avertit.

La Rapporteuse spéciale a par ailleurs rendu compte des visites qu’elle a effectuées en 2019 en Tunisie et au Qatar, après quoi – étant directement concernés – les délégations de ces deux pays ainsi que le Comité national des droits de l’homme du Qatar ont fait des déclarations.

Dans le cadre du dialogue qui a suivi, de nombreuses délégations** se sont exprimées, notamment pour exprimer leurs inquiétudes s’agissant des conséquences négatives de la pandémie dans le domaine de l’éducation. À l’instar de Mme Boly Barry, nombre d’intervenants se dits préoccupés que la COVID-19 puisse exacerber les inégalités entre les enfants.

Achevant son dialogue avec la Rapporteuse spéciale sur la traite des êtres humains, le Conseil a entendu les déclarations de très nombreuses délégations*. L’une d’entre elles a remercié Mme Giammarinaro pour avoir présenté dans son rapport les failles qui restent à combler pour que le cadre juridique relatif à la traite des personnes soit plus efficace, ne soit pas concentré exclusivement sur les trafiquants ni sur la réponse pénale, et accorde plus d’attention aux victimes.

À l’issue de ce dialogue, Mme Giammarinaro a recommandé que la communauté internationale se dote d’un instrument juridique contre l’exploitation en général des personnes – un instrument qui soit basé sur les droits de l’homme et qui vienne compléter le Protocole de Palerme, dont la perspective est uniquement pénale, a-t-elle précisé.

Cet après-midi, à 15 heures, le Conseil doit achever ses dialogues – entamés depuis hier ou ce matin – avec la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé et avec la Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation. Le Conseil engagera ensuite son dialogue avec le Rapporteur spécial sur le droit qu’à toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible.

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

Fin du dialogue avec la Rapporteuse spéciale sur la traite des êtres humains

Aperçu du dialogue

Une délégation a remercié la Rapporteuse spéciale, Mme Maria Grazia Giammarinaro, de son rapport qui présente les failles restant à combler pour que le cadre juridique relatif à la traite des personnes soit plus efficace, ne soit pas concentré exclusivement sur les trafiquants ni sur la réponse pénale, et accorde plus d’attention aux victimes.

Il a été souligné que les politiques migratoires restrictives et les approches xénophobes ou racistes de la migration exacerbent les vulnérabilités à la traite des personnes et rendent difficile de protéger les droits des victimes. Mme Giammarinaro a été priée de donner des pistes pour aider les États à renforcer leur cadre juridique de lutte contre la traite.

Des délégations ont présenté les stratégies appliquées par leur pays pour lutter contre la traite, des stratégies qui reposent par exemple sur la coopération régionale ou encore sur la conscience du fait que les femmes et les filles sont davantage exposées au risque de traite. Plusieurs délégations ont recommandé de prendre des mesures pour assurer la protection ainsi que l’inclusion ou la réinsertion sociale des victimes. L’importance de réprimer également la traite à des fins de travail a été soulignée, y compris quand elle vise les enfants.

Une délégation a évoqué le cas Jeffrey Epstein, aux États-Unis, estimant qu’il s’agissait là d’un exemple de collusion des élites avec des réseaux de traite des personnes.

De l’avis de certaines délégations, la question se pose de savoir si les pays de destination de la traite font vraiment le nécessaire pour faire baisser la demande.

*Liste des intervenants : Ordre souverain de Malte, Angola, Chine, Djibouti, Venezuela, Arabie saoudite, France, Pakistan, Arménie, Philippines, Namibie, Australie, Iran, Bélarus, Mexique, Jordanie, Indonésie, Afrique du Sud, Maroc, Bahreïn, Iraq, Grèce, Irlande, Azerbaïdjan, Égypte, Népal, Suisse, Nigéria, Royaume-Uni, Îles Marshall, Émirats arabes unis, Géorgie, Saint-Siège, Équateur, Serbie, Myanmar, Soudan du Sud, Sierra Leone, Inde, Fédération de Russie, Congregation of Our Lady of Charity of the Good Shepherd, Défense des enfants - international, Edmund Rice International Limited, Associazione Comunita Papa Giovanni XXIII, Organisation internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, Health and Environment Programme,*Commonwealth Human Rights Initiative*, American for Democracy and Human Rights in Bahrain Inc., Ingénieurs du Monde et China Society for Human Rights Studies.

Réponses et conclusion de la Rapporteuse spéciale

MME GIAMMARINARO, qui présentait à cette session son dernier rapport, s’est dite encouragée par les réactions des participants au dialogue, qui donnent à entendre que ses recommandations ont été bien comprises.

S’agissant du cadre juridique de la répression et de la prévention de la traite à des fins d’exploitation par le travail, les régimes volontaires et autres codes de conduite ne sont pas suffisants, a estimé la Rapporteuse spéciale. Tout État lui-même doit donner l’exemple dans ses procédures d’appel d’offres et veiller à ce que ses fournisseurs n’emploient pas de personnels victimes de traite à des fins d’exploitation par le travail. Dans ce domaine, a fait valoir Mme Giammarinaro, la loi la plus avancée est celle de la France, qui oblige les entreprises non seulement à dénoncer les cas d’exploitation, mais aussi à prendre des mesures actives pour prévenir toute exploitation au travail.

Pour mieux s’attaquer à la traite, les États doivent d’abord renforcer leur arsenal juridique et veiller à ce qu’il soit axé sur les droits de l’homme. La loi doit viser toutes les formes d’exploitation au travail, notamment l’exploitation des migrants, et imposer des obligations aux entreprises. En même temps, les tribunaux nationaux doivent être prêts à connaître des nouvelles affaires d’exploitation visant des centaines de travailleurs à la fois, a indiqué Mme Giammarinaro. Elle a aussi recommandé que la protection des victimes soit accordée de manière inconditionnelle, indépendamment du statut des victimes au regard de la législation relative à l’immigration. D’autre part, l’accès aux recours doit être gratuit, indépendamment du statut juridique des victimes, qui ne doivent pas être criminalisées, a ajouté la Rapporteuse spéciale.

Mme Giammarinaro a enfin recommandé que la communauté internationale se dote d’un instrument juridique contre l’exploitation en général des personnes – un instrument qui soit basé sur les droits de l’homme et qui vienne compléter le Protocole de Palerme, dont la perspective est uniquement pénale, a-t-elle précisé.

Dialogue avec la Rapporteuse spéciale sur le droit à l'éducation

Le Conseil était saisi du rapport ( A/HRC/44/39 ) de MME KOUMBOU BOLY BARRY, Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation, qui traite de l'impact de la crise de COVID-19 sur le droit à l'éducation, ainsi que des additifs au rapport portant sur les visites de la Rapporteuse spéciale en Tunisie et au Qatar (respectivement A/HRC/44/39/Add.2 et A/HRC/44/39/Add.1 ).

Présentant son rapport, Mme Boly Barry a indiqué qu’en avril 2020, selon les chiffres présentés par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), plus de 1,5 milliard d'apprenants étaient touchés par la fermeture des écoles et des universités dans le monde, 194 pays et territoires ayant fermé leurs écoles au niveau national. Il est crucial d'agir pour garantir que les mesures adoptées en réponse à la pandémie de COVID-19 ne compromettent pas le droit à l'éducation, a-t-elle souligné.

De fait, a poursuivi la Rapporteuse spéciale, la crise [de COVID-19] a considérablement exacerbé des problèmes déjà bien connus concernant la mise en œuvre du droit à l'éducation. Pour beaucoup d’apprenants, les fermetures d'écoles ont été dévastatrices, avec des répercussions à long terme importantes sur leur droit à l'éducation et des opportunités perdues pour leur avenir, a insisté Mme Boly Barry.

La crise a montré une fois de plus à quel point les droits de l'homme sont liés et interdépendants, en particulier le droit à l'éducation, le droit à l'eau et à l'assainissement, le droit à une alimentation nutritive adéquate (lorsque la nourriture est distribuée par les écoles) ou encore le droit à un logement adéquat (nécessaire pour poursuivre l'enseignement à domicile), a ajouté la Rapporteuse spéciale.

En ce qui concerne l’éducation à distance, Mme Boly Barry a mis en garde contre la tentation de considérer les solutions de haute technologie comme le meilleur moyen d'assurer la continuité de l'éducation en temps de crise. Un recours excessif aux outils d'apprentissage à distance en ligne pour assurer la continuité de l'éducation risque d'exacerber les inégalités, a-t-elle fait observer. Le rapport contient aussi de longs développements sur la situation et les droits des enseignants et autres travailleurs de l'éducation, vu les préoccupations à propos des conditions sanitaires dans lesquelles ces personnels ont travaillé pendant la crise, a-t-elle ajouté.

Rendant compte de la visite qu’elle a effectuée en Tunisie en avril 2019, la Rapporteuse spéciale a indiqué que cette visite lui a permis de pointer des difficultés liées, entre autres, au financement de l’éducation, à la fuite des cerveaux, à la privatisation de l’éducation, à la faiblesse de la formation professionnelle et au décrochage scolaire des jeunes.

S’agissant de la visite qu’elle a effectuée au Qatar en décembre 2019, Mme Boly Barry a notamment insisté sur l’importance pour ce pays d’assurer l’effectivité du droit à l’éducation pour les enfants des travailleurs migrants et a encouragé les autorités qatariennes à assurer la gratuité de l’éducation des enfants étrangers.

Pays concernés

Le Qatar a expliqué qu’en raison des mesures coercitives unilatérales et du blocus qui le frappent, de nombreux étudiants ont été contraints d’arrêter leurs études, ce qui constitue une violation du droit des quelque 531 000 étudiants concernés d’avoir accès à l’éducation. La Constitution du Qatar stipule que le droit à l’éducation est un droit indispensable et des lois ont été promulguées pour mettre en œuvre ce principe et apporter une éducation de qualité pour tous, a poursuivi la délégation qatarienne. Le pays a mis en œuvre une stratégie qui met l’accent sur le renforcement des capacités des travailleurs étrangers afin qu’ils puissent s’insérer au mieux dans la société, notamment en veillant à leur alphabétisation, a-t-elle en outre précisé.

Le Comité national des droits de l’homme du Qatar a appuyé toutes les recommandations de la Rapporteuse spéciale et a souligné que certaines méritent de se voir accorder une attention toute particulière, notamment celles qui insistent sur la nécessité d’assurer une éducation gratuite obligatoire dans les écoles publiques et d’accorder davantage de soutien aux enfants ayant un handicap.

La Tunisie a déclaré que le système éducatif tunisien avait permis l’autonomisation des femmes et des filles et a fait valoir qu’aujourd’hui, dans l’enseignement supérieur, le taux des femmes et des filles atteint 60%. La société civile tunisienne est un partenaire de plein droit dans la marche vers la démocratie, a par ailleurs souligné la délégation tunisienne. La Tunisie a également veillé à mettre fin au fossé entre les zones rurales et les villes pour ce qui est de l’accès à une éducation de qualité pour tous. La délégation tunisienne a regretté que la COVID-19 ait freiné les efforts du pays dans ce domaine.

Aperçu du dialogue

De nombreuses délégations ont fait observer que le coronavirus avait eu un impact important sur l’ensemble du secteur éducatif à travers le monde. Plusieurs pays ont regretté que la pandémie ait eu des conséquences graves sur l’accès au droit à l’éducation et se sont inquiétées que de nombreux enfants ne puissent plus retourner à l’école, surtout les filles, touchées de manière disproportionnée par la crise. Nombre de délégations se sont dites préoccupées par le fait que la COVID-19 puisse exacerber les inégalités entre les enfants.

Il faut faire en sorte que les mesures de riposte à la pandémie garantissent la continuité de l’accès à l’éducation, ont insisté de nombreux intervenants. Certains ont dit craindre que la crise socioéconomique liée à la COVID-19 ait des conséquences sur le financement de l’enseignement public.

Plusieurs délégations ont dénoncé les dangers à long terme de l’enseignement à distance. Un prolongement de l’enseignement à distance pourrait avoir des conséquences sur l’accès à l’alimentation pour les enfants vulnérables et pourrait aussi entraîner davantage de violences domestiques à l’encontre des enfants, a-t-il notamment été souligné. Cet enseignement à distance doit être temporaire et ne doit en aucun cas remplacer l’école en régime présentiel une fois la pandémie passée, a insisté une délégation.

**Liste des intervenants : Estonie (au nom des pays nordiques et baltes), État de Palestine (au nom du Groupe arabe), Union européenne, Burkina Faso (au nom du Groupe africain), Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Togo, Saint-Siège, Malaisie, Fédération de Russie, Djibouti, Sierra Leone, Libye, Chine, Venezuela, Arabie saoudite, France, Pakistan, Sénégal, Arménie, Inde, Portugal, et Iran.

Réponses de la Rapporteuse spéciale

MME BOLY BARRY a souligné qu’il fallait que les États se dotent une politique éducative qui intègre les droits humains et prenne en compte les enjeux de développement, car il n’est plus possible, dans ce contexte, de dissocier les différents enjeux liés à l’accès à l’eau, à la santé ou encore à l’alimentation, par exemple.

Il faut aussi mettre en place des mécanismes de coopération entre tous les acteurs concernés pour discuter et décider des mesures à prendre s’agissant de l’enseignement à distance, a poursuivi la Rapporteuse spéciale. Elle a insisté sur le fait que personne ne pourra remplacer un enseignant. Il faut néanmoins que les professeurs soient formés également à l’enseignement à distance, a-t-elle ajouté.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

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World: Le Conseil des droits de l’homme se penche sur la violence contre les enfants et sur le sort des enfants en temps de conflit armé

Sat, 04 Jul 2020 03:46:41 +0000

Country: World
Source: UN Human Rights Council

Le Conseil des droits de l’homme a entendu, cet après-midi, les rapports présentés par les Représentantes spéciales du Secrétaire général chargées, respectivement, de la question de la violence contre les enfants, Mme Najat Maalla M'jid, et du sort des enfants en temps de conflit armé, Mme Virginia Gamba.

Présentant son rapport, Mme M’jid a indiqué que le thème central en était la manière dont la violence nuit à la santé mentale des enfants. L'exposition à la violence est souvent traumatisante et peut susciter des réactions toxiques qui provoquent des dommages physiologiques et psychologiques immédiats et à long terme, a-t-elle rappelé, avant de déplorer que, malheureusement, il existe peu de services adaptés aux besoins des enfants. La Représentante spéciale a noté que la pandémie de COVID-19 et les mesures prises pour y faire face avaient augmenté le risque que les enfants soient exposés à la violence à la maison, en ligne et dans la communauté.

De nombreuses délégations* ont pris part au dialogue qui a suivi cette présentation. Elles se sont inquiétées des statistiques très préoccupantes montrant que plus d’un milliard d’enfants sont victimes de violence ou d’exclusion sociale. Elles se sont en outre félicitées de l’attention accordée, dans le rapport de Mme M’jid, à la participation des enfants et à la prise en compte de leurs avis et points de vue.

Présentant son rapport, Mme Gamba a quant à elle demandé instamment au Conseil d'appeler tous les belligérants de conflits armés à lever les obstacles à l'accès humanitaire aux enfants. D’autre part, a-t-elle fait observer, en 2019, les viols et autres formes de violence sexuelle contre les enfants affectés par les conflits ont continué à être largement sous-déclarés, surtout quand ils sont perpétrés contre des garçons. La Représentante spéciale a aussi jugé préoccupantes les nombreuses attaques commises, également en 2019, contre des écoles et des hôpitaux. Mme Gamba s’est par ailleurs dite extrêmement préoccupée par les répercussions de la COVID-19 sur les enfants et a soutenu l’appel lancé par le Secrétaire général à toutes les parties belligérantes afin qu’elles décrètent des cessez-le-feu pour permettre de faire face à la pandémie.

Dans le cadre du dialogue qui a suivi – et auquel ont pris part de nombreuses délégations** - plusieurs intervenants ont notamment recommandé que les enfants pris dans les groupes armés soient traités comme des victimes et qu’ils aient accès à des programmes de réhabilitation.

En fin de séance, l’Inde, Israël et le Pakistan ont exercé leur droit de réponse.

Demain matin, à 10 heures, le Conseil achèvera son dialogue, entamé ce matin, avec la Rapporteuse spéciale sur la traite des êtres humains ; il examinera ensuite un rapport présenté par le Rapporteur spécial sur le droit à l’éducation. Le dialogue avec Mme Gamba s’achèvera dans l’après-midi.

Les séances de la quarante-quatrième session du Conseil sont retransmises sur le site UN Web TV.

Dialogue avec la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence contre les enfants

Présentation du rapport

Le Conseil était saisi du rapport de MME NAJAT MAALLA M'JID, Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence contre les enfants (A/HRC/43/39). L’examen du rapport, qui aurait d슩 intervenir pendant la quarante-troisième session du Conseil, a été repoussé à la présente session en raison de la COVID-19.

Présentant son rapport, Mme M’jid a précisé que le thème central en est la manière dont la violence nuit à la santé mentale des enfants. L'exposition à la violence est souvent traumatisante et peut susciter des réactions toxiques qui provoquent des dommages physiologiques et psychologiques immédiats et à long terme. Malheureusement, il existe peu de services adaptés aux besoins des enfants, même si la santé mentale est systématiquement identifiée par les enfants eux-mêmes comme une préoccupation majeure, a souligné la Représentante spéciale.

Mme M’jid a noté que la pandémie de COVID-19 et les mesures prises pour y faire face avaient augmenté le risque que les enfants soient exposés à la violence à la maison, en ligne et au sein de leur communauté. La Représentante spéciale a expliqué que c’est pour cela que son mandat a conduit à l'élaboration du Programme d'action des Nations Unies pour la protection des enfants contre la violence en réponse à la COVID-19 – un Programme qui traite des mesures que les États doivent prendre pour assurer la sécurité des enfants.

La priorité doit aller à la prévention et à l'intervention en amont, a poursuivi Mme M’jid. Les services de santé mentale doivent être renforcés en tant que composante essentielle de la couverture sanitaire universelle ; ils doivent également constituer un élément essentiel de notre réponse à la pandémie de COVID-19, a ajouté l’experte. Il existe des interventions éprouvées pour lutter contre ce problème, a-t-elle souligné. Par exemple, les interventions préventives axées sur la santé mentale de la mère, l'interaction mère-enfant, le jeu et la stimulation ont eu des effets positifs et durables, a-t-elle précisé.

Aperçu du dialogue

Les délégations se sont inquiétées des statistiques très préoccupantes montrant que plus d’un milliard d’enfants sont victimes de violence ou d’exclusion sociale. Elles se sont dites d’accord avec la Représentante spéciale pour recommander une méthode consistant à identifier les risques afin de mieux prévenir la violence sous toutes ses formes – physique, émotionnelle, psychique ou sexuelle – contre les enfants, surtout dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Une délégation a souhaité que la Représentante spéciale établisse un recueil des bonnes pratiques en la matière.

Des intervenants ont jugé nécessaire que les États prennent des mesures concrètes pour briser le cycle de la violence envers les enfants et ont souligné que ces mesures devaient bénéficier de l’apport des enfants eux-mêmes. Plus généralement, la priorité des États devrait être la réalisation de la cible des Objectifs de développement durable relative à l’élimination de toute forme de violence à l’égard des enfants. Mme M’jid a été priée de proposer des stratégies adéquates pour ce faire.

Nombre de délégations se sont félicitées de l’attention accordée, dans le rapport de Mme M’jid, à la participation des enfants et à la prise en compte de leurs avis et points de vue.

Certaines délégations ont décrit les initiatives de leur pays pour améliorer la fourniture de services de santé mentale destinés aux enfants.

Une délégation a insisté sur le rôle de la famille pour protéger les enfants contre la violence. Une autre a attiré l’attention sur les dangers pour l’enfance que constituent les contenus violents circulant sur Internet.

Il a en outre été rappelé que les enfants vivant sous occupation subissent des agressions constantes et doivent faire face à de profondes blessures physiques et psychologiques (y compris en raison de la perte de membres de leur famille) et à un manque de soins qui portent gravement atteinte à leur vie.

L’action de la Représentante spéciale et sa coopération avec les États ont été largement saluées.

Réponses et remarques de conclusion de la Représentante spéciale

MME MAALLA M’JID a relevé que la violence sexuelle pouvait prendre de nombreuses formes, y compris celle du mariage forcé. L’environnement immédiat des enfants, y compris leur famille, doit être sain et véritablement protecteur - et ce, depuis la petite enfance, car on connaît bien les liens entre le vécu de la petite enfance et les comportements à l’adolescence, a poursuivi la Représentante spéciale, avant d’ajouter que dans ce contexte, une détection très rapide des risques est indispensable.

S’agissant de l’étude mondiale sur les enfants privés de liberté, Mme M’jid a expliqué qu’une cartographie des recommandations avait été établie et qu’une approche holistique avait été promue s’agissant de cette problématique.

Relevant que durant la pandémie de Covid-19, de nombreux pays ont libéré des enfants qui se trouvaient dans des institutions ou des prisons, Mme M’jid a appelé les États à se demander pourquoi des mesures alternatives à la privation de liberté n’avaient pas été prises avant cette pandémie. Durant dans la pandémie, les lignes d’urgence ont par ailleurs été renforcées dans de nombreux pays pour lutter contre les violences à l’encontre des enfants, avec des conséquences positives concrètes, a également relevé la Représentante spéciale. Il faut maintenir l’élan pour conserver la place centrale des enfants dans le contexte de la COVID-19, a-t-elle indiqué.

Il faut prévenir les effets sur la santé mentale de toutes les formes de violence et tenir ainsi les promesses liées au Programme de développement durable à l’horizon 2030, a souligné Mme M’jid. Elle a rappelé que les enfants eux-mêmes ont souvent des idées justes et pragmatiques sur la manière d’améliorer leur situation.

*Liste des intervenants : État de Palestine (au nom d’un groupe d’États arabes), Uruguay (au nom d’un groupe de pays), Union européenne, Islande (au nom des pays nordiques et baltes), Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Togo, Belgique, Tunisie, Malaisie, Paraguay, Fédération de Russie, Équateur, Cuba, État de Palestine, Thaïlande, Libye, Chine, Venezuela, France, Ordre souverain de Malte, Pakistan, Monténégro, Arménie, Inde, Philippines, Espagne, Iran, Jordanie, Afrique du Sud, Maroc, Colombie, El Salvador, Iraq, Hongrie, Autriche, Soudan, Égypte, Népal, Slovénie, Malte, Géorgie, Suisse, Myanmar, Gabon, Algérie, Albanie, Ghana, Maldives, Soudan du Sud, Angola, Défense des enfants - international, Beijing Children’s Legal Aid and Research Center, Make Mothers Matter, World Organisation against Torture, Union internationale humaniste et laïque, Organisation internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, Associazione Comunita Papa Giovanni XXIII, Comité consultatif mondial de la Société des amis, Vision Mondiale Internationale, et Health and Environment Program.

Dialogue avec la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé

Présentation du rapport

Le Conseil était saisi du rapport de MME VIRGINIA GAMBA, Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé (A/HRC/43/38) – rapport dont l’examen avait également été reporté depuis la précédente session.

Présentant son rapport, Mme Gamba a indiqué que, l'année dernière, quelque 4400 refus d'accès humanitaire à des enfants affectés par des conflits armés avaient été constatés, contre 795 incidents de cette nature en 2018 : il s’agit là d’une augmentation exponentielle – la plus forte pour une violation quelconque en une année. Sans protection, sans soins médicaux et psychologiques, sans eau salubre ni nourriture adéquate, ces enfants sont victimes du conflit dans lequel ils sont pris et se voient refuser les mesures qui pourraient contribuer à leur rétablissement. Mme Gamba a demandé instamment au Conseil d'appeler tous les belligérants de conflits armés à lever les obstacles à l'accès humanitaire aux enfants et à faciliter l'accès des travailleurs humanitaires et des acteurs de la protection de l'enfance.

D’autre part, a poursuivi la Représentante spéciale, en 2019, les viols et autres formes de violence sexuelle contre les enfants affectés par les conflits ont continué à être largement sous-déclarés, surtout quand ils sont perpétrés contre des garçons. Elle a aussi jugé préoccupantes les nombreuses attaques commises, également en 2019, contre des écoles et des hôpitaux.

Mme Gamba s’est dite extrêmement préoccupée par les répercussions de la COVID-19 sur les enfants. Elle a soutenu l’appel lancé par le Secrétaire général à toutes les parties belligérantes afin qu’elles décrètent des cessez-le-feu pour permettre de faire face à la pandémie. La Représentante spéciale a aussi appelé les pays qui ne l'ont pas encore fait à ratifier le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant qui traite de l’implication d’enfants dans les conflits armés.

Mme Gamba a par ailleurs attiré l’attention sur les effets positifs de la présence des Nations Unies sur le terrain : ainsi, en 2019, trente plans d'action conjoints ou autres formes d'engagement ont été signés entre l’ONU et les parties à des conflits ; en outre, quelque 13 000 enfants ont été libérés de groupes armés.

Aperçu du dialogue

Les conflits sont la plus grande menace pour la réalisation des droits de l’enfant, ont relevé de nombreuses délégations.
Les enfants dans les groupes armés doivent être traités comme des victimes d’abus, a-t-il été maintes fois rappelé. Le recrutement de mineurs est un crime de guerre, a souligné un groupe de pays. Encore trop peu d’enfants ainsi recrutés dans des groupes armés ont accès à des programmes de réhabilitation, a-t-il été regretté.

Pour ce qui est des enfants dans les conflits armés, les chiffres fournis dans le rapport de la Représentante spéciale ne laissent guère de place pour l’optimisme, a souligné une délégation, avant d’égrener les nombreuses violations dont ces enfants sont victimes. Plusieurs délégations ont appelé à la mise en œuvre de plans d’action pour poursuivre les auteurs de ces violations. A notamment été dénoncée l’impunité des auteurs de violences sexuelles à l’encontre des enfants au sein des groupes armés. Certains intervenants se sont inquiétés des répercussions de la COVID-19 sur tous ces enfants, qui se trouvent de ce fait dans une situation encore plus vulnérable, avec un risque accru de violences à leur encontre.
De nombreuses délégations se sont félicitées du travail de la Représentante spéciale, en particulier de son action aux fins de la sensibilisation du public au sort des enfants dans les conflits armés.

La ratification universelle de la Convention relative aux droits de l’enfant et de son Protocole facultatif concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés a par ailleurs été encouragée à de nombreuses reprises.

**Liste des intervenants : Estonie (au nom des pays nordiques et baltes), Union européenne, Burkina Faso (au nom du Groupe africain), Uruguay (au nom d’un groupe de pays), Costa Rica (au nom d’un groupe de pays), Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Belgique, Malaisie, Fidji, Fédération de Russie, Ordre souverain de Malte, État de Palestine, Libye, Chine, Qatar, France, Pakistan, Arménie, Philippines, et Syrie.

*Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
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World: Coronavirus Disease (COVID-19): Situation Report - 165 (3 July 2020)

Sat, 04 Jul 2020 02:56:55 +0000

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Country: World
Source: World Health Organization

Highlights

WHO Director-General Dr Tedros and WHO Regional Director for Europe Dr Hans Henri P. Kluge addressed the European Parliament Committee on the Environment, Public Health and Food Safety on the global response to COVID-19. “The EU is in a unique position to provide global leadership in defining the ‘new normal’ as part of the global recovery,” Dr Tedros said, https://www.euro.who.int/en/health-topics/health-emergencies/coronavirus-c... he cautioned parliamentarians that, globally, the situation “is still getting worse.”

The Regional Officer for the Americas/PAHO has released a report that presents an overview of PAHO’s response to the COVID-19 pandemic. It also provides an analysis of the epidemiological situation in the Americas and the impact of the spread of the virus on health systems in Latin America and the Caribbean.

WHO is working with the Kenyan Ministry of Health, and leveraging 21 community radio stations throughout the country to relay COVID-19 messages and conduct debates and discussions on the disease and its spread. “Community engagement is critical in this response,” says Dr Rudi Eggers, WHO Kenya Representative.

The United Nations Secretary-General’s Special Representative to Somalia, Mr James Swan, has called for continuing international support to the Somali government’s response to COVID-19 and praised the efforts of frontline health care workers.

WHO has released a new online course on controlling the spread of COVID-19 at ground crossings. This is explored in today’s Subject in Focus, below.

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UNICEF Mozambique Humanitarian Situation Report No. 16: January to March 2020

Sat, 04 Jul 2020 02:43:55 +0000

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Country: Mozambique
Source: UN Children's Fund

Highlights

  • Cholera outbreak was declared in two provinces in the northern region of the country namely in Cabo Delgado and Nampula total cumulative cases of 1,952 and death toll of 15;

  • Mozambique has 29 confirmed cases of COVID-19 which 21 are from local transmission. All cases currently concentrated in Maputo city, Pemba and Palma district in Cabo Delgado;

  • UNICEF continues providing WASH services and reached over 133,488 people in resettlement sites and communities affected by cyclones;

  • UNICEF provided education supplies in five provinces affected by heavy rains benefiting 32,000 children and 452 teachers;

  • A total of 149 staff from Government and NGOs have been equipped with knowledge and skills to prevent and respond to sexual exploitation and abuse (SEA) in their different capacities

Situation in Numbers

1.3 million children in need of humanitarian assistance (based on people in need)

2.5 million people in need (OCHA, August 2019)

99,500 people displaced in cyclone affected areas (IOM, February 2020)

Funding Overview and Partnerships

In response to the cyclones IDAI and KENNETH, UNICEF appealed for US$ 83.6M to provide immediate life-saving services for women and children in Mozambique during the period of March 2019 – May 2020. UNICEF CO received US$ 48.9M which represents 58 per cent of the requirements and more than 50 per cent of this funding was channelled to WASH (38.5 per cent) and Health (23.4 per cent) sectors.

In 2020, the CO received US$ 389,000 for emergency response in Nutrition from Germany National Committee. In response to COVID-19, UNICEF developed a plan seeking US$ 13 million to support timely action of the Ministry of Health to contain the virus spread and prevent and address the secondary impact of the outbreak.

In 2019, the governments of Canada, China, Germany, Japan, Luxembourg, Norway, Sweden, the United Kingdom, the US (USAID) as well as the European Commission/ECHO and UNICEF National Committees of Andorra, Australia, Austria, Canada, Czech Republic, Denmark, France, Germany, Japan, Netherlands, Norway, Portugal, Spain, Switzerland, the United Kingdom and the United States generously contributed to the UNICEF Mozambique humanitarian response. Funds were also received from UNOCHA’s Consolidated Emergency Response Fund, UNICEF’s Global Thematic Humanitarian fund as well as UNICEF Botswana and UNICEF Philippines country offices.

UNICEF expresses its sincere gratitude to all public and private donors for the contributions received. However, the 2019 HAC still has a funding gap of 42 per cent and without enough funding, over 200,000 people would not have access to safe water and adequate sanitation, and over 400,000 children would not be screened for acute malnutrition and receive vitamin A supplementation.

Situation Overview & Humanitarian Needs

Since the onset of the rain season in October 2019 till February 2020, about 166,362 people were affected by strong winds and heavy rains recorded in the country with a cumulative death toll of 57 distributed across five provinces, being Zamézia and Sofala the most affected provinces. Zambézia province recorded the highest number of deaths caused mainly by lightning. The heavy rains and strong winds recorded destroyed completely about 5,575 houses,1,220 classrooms affecting 14,961 students and displaces temporarily at least 27,749 people in Zambezia and Sofala provinces. According to IOM, about 99,509 people are still displaced, living in more the 70 resetlement sites and 89 per cent of them in temporary shelters in cyclone IDAI and KENNETH affected provinces.

Between February and March 2020, cholera outbreak was declared in two provinces in the northern region of the country namely in Cabo Delgado and Nampula. As of 8th April 2020, there was a total cumulative cases of 1,952 and death toll of 15, being Nampula the most affected province with total of 1,444 cases in 10 districts. However in Cabo Delgado, the outbreak occurred in three districts but the death toll was higher (12) compared to Nampula (3). By the time of this report, the number of cases have reduced significantly and UNICEF is providing support to health authorities with supplies, technical assistance and community mobilisation/awareness on disease prevention.

The security situation in Cabo Delgado province deteriorated significantly in the week of 25 March. Within a week the insurgents attacked headquarters of two districts namely Mocimboa Praia and Quissanga, of which the prime target were military forces. According to ‘'Carta de Mocambique1 ’' the insurgents destroyed/burnt a number of Government assests and infrastructures (e.g: official house of district administrator, Mayor’s house, quarter, vehicles) as well as private sector property (three banks buildings). Many NGOs operating in these districts have withdrawn their staff due to volatile insecurity situation.

On 11 March 2020, World Health Organization (WHO) declared COVID-19 a pandemic. Similarly to other countries in the world, Mozambique is also affected by this pandemic. As of 15th April there were 29 cases2 of COVID-19 detected in the country, 21 of which were local transmissions, specifically in Maputo city, Pemba and Palma district in Cabo Delgado. The Government of Mozambique has been taking measures to prevent further spread of the virus in the country, including requiring that all individuals entering the country must stay in home quarantine for at least 14 days and are to be monitored by health professionals. In addition, the Government closed schools and universities for a period of 30 days starting on 23rd of March, entry points such as borders, ports, airports, cancelled issueing new and existing visas, and restricted people reunion.

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UNICEF Georgia COVID-19 Situation Report No. 15 as at 3 July 2020

Sat, 04 Jul 2020 02:22:25 +0000

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Country: Georgia
Source: UN Children's Fund

HIGHLIGHTS

  • UNICEF and the Youth Agency of Georgia signed a Memorandum of Cooperation (MoC) which focuses on (1) the establishment of a culture of youth volunteerism in the COVID-19 response, and (2) the development of the National Youth Volunteering Strategy and Action Plan.

  • A total of 170 adolescents between 12 and 17 years of age, including 14 refugees selected by the UNHCR, participated in online sessions organized by UNICEF’s partner organization Kant’s Academy.

  • A Georgia Today live interview aired on Facebook, where the UNICEF Representative spoke on UNICEF’s response to COVID-19, the importance of school reopening, as well as the post-COVID-19 impact. A total of 2,200 people watched the interview.

  • UNICEF, in collaboration with WHO, is supporting NCDC in finalizing the Risk Communication and Community Engagement Plan of Action.

  • UNICEF initiated a partnership with the Administration of All Muslims to include religious leaders in risk communication and community engagement on COVID-19 in Kvemo Kartli region.

  • UNICEF is advocating for the safe reopening of schools. A Statement was issued along with a video message from the UNICEF Representative.

  • UNICEF’s virtual antenatal care programme is expanding, increasing its reach to 7,180 pregnant women, of which 41% participated in virtual medical consultations.

  • The UNICEF-supported child hotline “111” continues to provide assistance to children and their families, supporting around 600 cases to date, of which 408 already received assistance and were closed accordingly.

  • In partnership with the Prime Minister’s Office, State Ministry for Reconciliation and Civic Equality of Georgia and local authorities, UNICEF distributed essential food/hygiene boxes to 135 vulnerable households in administrative boundary line villages of Samegrelo.

Situation Overview and Humanitarian Needs

The first patient with COVID-19 was diagnosed in Georgia on 26 February 2020. Despite early actions of the Government, the number of confirmed and suspected cases continued to grow. The Government declared a state of emergency on 21 March, closing borders and airports, restricting movement inside the country, banning mass gatherings and maintaining closure of all schools, kindergartens and universities. The state of emergency ended on 23 May however, several restrictions remain in place. In addition, the Parliament of Georgia has passed a bill, which allows the government to impose movement, labor, migration, economic and other restrictions without the declaration of a state of emergency.
Travel restrictions remain in place until the end of July.

To date, Abkhazia, Georgia,reported 38 cases, with 35 recoveries and one death. A state of emergency was put in place on 28 March and was lifted as of 21 April, however, restrictions on movement remain in place, and the Administrative Border Line and the border with Russia remain closed.

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Nigeria Child Protection Sub Sector Response Monitoring Dashboard - May 2020

Fri, 03 Jul 2020 23:54:46 +0000

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Country: Nigeria
Sources: UN Children's Fund, UN High Commissioner for Refugees, Protection Cluster

Child protection (CP) actors in northeast Nigeria provided 167,207 children (girls: 84,062 & boys: 83,145) with CP services during the period of January to April 2020. This included 150,968 children who received psychosocial and mental health support services; 5,474 unaccompanied, separated and children facing other protection risks who received integrated case management services; 929 child beneficiaries of community reintegration services and 9,836 children/adolescents who were sensitized on child protection issues. Furthermore, 33,425 adults/caregivers (Women: 19,859 & Men: 13,566) also received CP support services during the reporting period.

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World: Implementing the IASC Guidelines on inclusion of persons with disabilities in humanitarian action

Fri, 03 Jul 2020 23:49:42 +0000

Country: World
Source: ODI - Humanitarian Policy Group

Briefing papers l June 2020 l Veronique Barbelet and Tom Palmer

For too long the risks faced by people with disabilities in crisis settings have been exacerbated by their exclusion from humanitarian preparedness, response and recovery.

The new IASC Guidelines on inclusion of persons with disabilities in humanitarian action provide an opportunity for humanitarian actors to deliver on their commitment to ‘leave no one behind’. These are the first humanitarian guidelines to be developed with and by people with disabilities and their representative organisations alongside traditional humanitarian stakeholders.

In March 2020, a group of UK-based international NGOs, coordinated by Islamic Relief Worldwide in conjunction with HPG, hosted a roundtable discussion to identify strategies for using the IASC Guidelines to mainstream disability inclusion within humanitarian interventions. This roundtable learning note summarises the key points of discussion.

(IASC is the Inter-Agency Standing Committee – a unique forum for coordination, policy development and decision-making involving the key UN and non-UN humanitarian partners; HPG is the Humanitarian Policy Group at ODI.)

Read more on ODI-HPG

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UNICEF South Sudan Humanitarian Situation Report: May 2020

Fri, 03 Jul 2020 23:41:49 +0000

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Country: South Sudan
Source: UN Children's Fund

Report No. 145

Highlights

  • As of 31 May 2020, South Sudan had recorded 1,317 COVID-19 cases and 15 deaths. UNICEF continues to support risk communication and community engagement (RCCE) as well as the infection prevention and control (IPC) interventions.

  • Over 3.6 million people in the target population have been reached with COVID-19 prevention and control messages through inter-personal and mass communication methods since the beginning of the response.

  • From January to May 2020, a total of 84,625 children suffering from severe acute malnutrition (SAM) were treated in inpatient and outpatient therapeutic programs. The performance indicators of SAM treatment were above the acceptable minimum Sphere standards, with a cure rate of 94.3 percent, a death rate of 0.3 percent and a defaulter rate of 3.5 percent.

  • Since the beginning of the year, a total of 237,024 people have been provided with access to safe drinking water through water trucking, construction of new and rehabilitation of non-functional waterpoints through the support of UNICEF.

Situation in Numbers

4.1 million children in need of humanitarian assistance (UNICEF HAC, December 2019)

7.5 million people in need (OCHA, HNO-November 2019)

1.7 million Internally displaced people (IDPs) (OCHA, HNO-November 2019)

2.24 million South Sudanese Refugees in neighboring countries

(UNHCR Regional Portal, South Sudan Situation 30 September 2019)

Funding Overview and Partnerships

UNICEF appeals for US$ 180 million to sustain the provision of life-saving services for women and children in South Sudan. UNICEF expresses its sincere gratitude to all public and private donors for the contributions received, however, the 2020 HAC still has a funding gap of 56%. Without adequate funding, UNICEF and partners will be unable to scale up integrated programming and provide critical and protective services for women, children and men displaced by conflict, affected by gender-based violence, facing life-threatening diseases (including COVID-19), and impacted by extreme food insecurity.

Situation Overview & Humanitarian Needs

The complex operating environment in South Sudan continues to become increasingly challenging with the ongoing outbreak of COVID-19 . Before the advent of COVID-19, South Sudan was already facing a humanitarian crisis of unprecedented proportions, with the lives of many children at risk. As at 31 May 2020 South Sudan had recorded 1,317 COVID-19 cases and 15 deaths.The outbreak continues to have a huge impact on the already vulnerable and at-risk populations. The regional forecast shared by the World Meteorological Organization is predicting a wetter than usual season for the country thereby increasing the risk of flooding in a country where over 1 million people are still suffering from the residual impacts of the 2019 flooding season. During the reporting month over 11,000 households were affected by riverine and flash flooding in Bor (Jonglei State).

As part of measures to prevent COVID-19, schools continued to be shut down in May. This has continued to have a negative impact on education, as approximately 2 million children, currently enrolled in primary and secondary levels, are still being deprived of learning. To mitigate the impact, the education sector supported a total of 176,663 children with distance and home-based learning services during the reporting month. There has been an increase in InterCommunal Violence (ICV) mainly in Jonglei and Unity States. During the reporting month, Murle youth from the Greater Pibor Administrative Area (GPAA) attacked several villages inhabited by Lou Nuer in Uror County. In Greater Equatoria, there was a significant increase in the movement of Government forces and sustained hostilities between combined forces of the South Sudan People's Defense Forces (SSPDF) and South Sudan People’s Liberation Army in opposition (SPLA-IO) against National Salvation Front (NAS) forces which has triggered another civilian displacement in Lainya County. There has been an increase in the number of NGO and UN compounds being targeted for criminal activitiesas well as an increase in reported burglaries at locally recruited personnel’s dwellings.The inter-communal violence and criminal incidents have affected programme delivery in the affected areas and have continuously exposed the safety of implementing partners on the ground. UNICEF security personnel have continued to provide technical support to implementing partners, through information sharing, advisory and training.

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Nigeria: Activités du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel - Rapport du Secrétaire général (S/2020/585)

Fri, 03 Jul 2020 23:19:42 +0000

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Countries: Benin, Burkina Faso, Cameroon, Chad, Côte d'Ivoire, Gambia, Ghana, Guinea, Guinea-Bissau, Liberia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal, Sierra Leone, Togo
Source: UN Security Council

Rapport du Secrétaire général

I. Introduction

1 . Le présent rapport, qui porte sur la période allant du 1 er janvier au 22 juin 2020, donne un aperçu de l’évolution de la situation et des tendances observées en Afrique de l’Ouest et au Sahel et décrit les activités du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) et les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel. Y figure également, comme le Conseil de sécurité l’a demandé dans sa résolution 2349 (2017), une évaluation de la situation dans le bassin du lac Tchad.

II. Évolution de la situation et tendances observées en Afrique de l’Ouest et au Sahel

2 . Depuis mon rapport précédent sur la question (S/2019/1005), la situation politique en Afrique de l’Ouest et au Sahel a été marquée par des progrès inégaux. Le degré d’inclusivité, de transparence et de crédibilité des processus électoraux et constitutionnels engagés a été variable, ce qui a suscité des tensions dans certains pays. Les activités terroristes et la violence intercommunautaire ont contribué à la dégradation des conditions de sécurité dans la région, dans un contexte marqué par l’aggravation de la crise humanitaire et l’apparition de la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19). Les attaques systématiques de groupes armés contre des cibles civiles et militaires au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigéria ont fait peser de graves menaces sur la paix et la stabilité de la région et du reste du monde.

3 . Plusieurs élections ont eu lieu : élections locales au Bénin, législatives et référendum constitutionnel en Guinée, législatives au Mali et présidentielle au Togo. Les préparatifs en vue des élections présidentielles se sont poursuivis au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Guinée et au Niger, sur fond de pandémie. Les pays de la région et les institutions régionales ont continué d’affronter des problèmes aussi bien dans le domaine politique que dans celui de la sécurité et du développement, tout en s’efforçant de faire face à la crise liée à la COVID-19.

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Nigeria: Activities of the United Nations Office for West Africa and the Sahel - Report of the Secretary-General (S/2020/585)

Fri, 03 Jul 2020 23:04:59 +0000

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Countries: Benin, Burkina Faso, Cameroon, Chad, Côte d'Ivoire, Gambia, Ghana, Guinea, Guinea-Bissau, Liberia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal, Sierra Leone, Togo
Source: UN Security Council

I. Introduction

1 . The present report covers the period from 1 January to 22 June 2020 and provides an overview of developments and trends in West Africa and the Sahel. It also captures the activities of the United Nations Office for West Africa and the Sahel (UNOWAS) and highlights progress made in the implementation of the United Nations integrated strategy for the Sahel. In addition, it provides an update on the situation in the Lake Chad basin, pursuant to Security Council resolution 2349 (2017).

II. Developments and trends in West Africa and the Sahel

2 . Since my previous report (S/2019/1005), the political situation in West Africa and the Sahel has been marked by uneven progress. Electoral and constitutional processes proceeded with varying degrees of inclusivity, transparency and credibility, raising tensions in some countries. Terrorist activities and intercommunal violence contributed to a degrading regional security environment amid a worsening humanitarian crisis and the outbreak of the coronavirus disease (COVID-19) pandemic. Systematic attacks by armed groups on civilian and military targets in Burkina Faso, Mali, the Niger and Nigeria posed serious threats to peace and stability for the region and beyond.

3 . Voting was held in Benin (local), Guinea (legislative, as well as a constitutional referendum), Mali (legislative) and Togo (presidential). Preparations for presidential elections continued in Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinea and the Niger. The countries of the region and regional institutions continued to address competing political, security and development challenges while grappling with response measures to the COVID-19 crisis.

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Myanmar: Court Martial Latest Accountability Sham

Fri, 03 Jul 2020 22:47:59 +0000

Country: Myanmar
Source: Human Rights Watch

Convictions Obscure Widespread Military Impunity

(Bangkok) – Myanmar’s court-martial conviction of three military personnel for crimes against ethnic Rohingya reflects ongoing government efforts to evade meaningful accountability, Human Rights Watch said today. Myanmar authorities have repeatedly failed to adequately investigate and prosecute grave abuses against Rohingya in Rakhine State, including crimes against humanity.

On June 30, 2020, the Myanmar military announced that two officers and a soldier had been convicted for “weakness in following the instructions” during the “Gu Dar Pyin incident.” Rakhine State’s Gu Dar Pyin village was the site of a massacre by the military on August 27-28, 2017, part of its campaign of mass atrocities that forced more than 740,000 Rohingya to flee to Bangladesh. The military did not provide any other information, such as the names and ranks of those convicted, their role in the massacre, or their sentences.

“Myanmar’s farcical court martial is the latest attempt to feign progress on accountability in an apparent attempt to influence the United Nations and international tribunals,” said Shayna Bauchner, assistant Asia researcher. “Foreign governments should demand Myanmar open its doors to truly independent and impartial international investigators.”

The Gu Dar Pyin court martial began in November 2019 following a military investigation led by Maj. Gen. Myat Kyaw that found “grounds to believe the soldiers did not fully comply with the rules of engagement.” Closed hearings were held in Buthidaung township through April 30.

Maintaining its characteristic lack of transparency, the military has not released details about the trial or the actions being taken. Military spokesman Brig. Gen. Zaw Min Tun said the military, known as the Tatmadaw, was withholding information to avoid harming military morale. “We have to consider their dignity and service,” he said. “We don’t want this [case] to affect the morale of Tatmadaw soldiers in performing their duties and their spirit of comradeship.”

Human rights groups, the media, and UN investigators extensively documented the Gu Dar Pyin massacre. Rohingya witnesses said that hundreds of heavily armed soldiers and police surrounded the town and shot villagers as they tried to flee. The UN-backed Fact-Finding Mission on Myanmar reported that soldiers abducted women and girls from the village and gang raped them at a nearby military compound. The Associated Press identified at least five mass graves where soldiers piled the bodies, before burning their faces off with acid. An estimated 300 to 400 Rohingya were killed. Security forces burned down every structure in the village.

The Myanmar government has denied evidence of the military’s attack on Gu Dar Pyin. Instead, it claimed security forces were responding to an attack by the Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), an ethnic Rohingya armed group, and local villagers, during which 19 Rohingya “terrorists” died, their bodies “carefully buried.”

Authorities also announced that military investigations into the attacks in Chut Pyin and Maung Nu, other villages in Rakhine State, are ongoing.

For decades, Myanmar’s justice system has failed to address military violations of human rights and the laws of war. The military and its justice system remain outside civilian control and oversight, instead falling under the authority of the commander-in-chief. In the sole prior convictions handed down for the 2017 abuses, seven soldiers were sentenced to 10 years in prison for their role in killing 10 Rohingya in Inn Din village. Yet in November 2018, after serving just seven months, all were released and pardoned by the commander-in-chief, Sr. Gen. Min Aung Hlaing.

This latest case underscores the Myanmar government’s longstanding efforts to conceal military crimes with hollow admissions of wrongdoing and claims of justice. Both the military and the civilian government have been unwilling to investigate widespread abuses against Rohingya in Rakhine State since 2012.

In response to international attention, the government has set up a series of commissions intended to stave off calls for action, rather than prosecute those responsible or advance justice. In January, Myanmar’s Independent Commission of Enquiry released a report that failed to hold senior military officials responsible or provide a credible basis for justice and accountability. It also upheld the military’s narrative on the Gu Dar Pyin massacre, reporting that 19 had died in counterterrorism operations.

The Myanmar government implausibly continues to claim, as it did at the UN Human Rights Council session on the Rohingya on June 30, that it “is willing and able to address the issue of accountability,” and that “the domestic justice system of a country must be respected.” If Myanmar is serious about accountability, it should grant access to Rakhine State to international investigators, including the UN Independent Investigative Mechanism for Myanmar, the new UN special rapporteur on Myanmar, and the International Criminal Court, which opened an investigation into the crime against humanity of deportation and other related crimes in November 2019.

In November, Gambia filed a case before the International Court of Justice (ICJ) alleging that Myanmar’s atrocities against the Rohingya violated the Genocide Convention. During ICJ hearings in December, Myanmar leader Aung San Suu Kyi cited the Gu Dar Pyin case as evidence of the military’s “will to accountability”: “I am encouraged by the Gu Dar Pyin court martial, and I expect the Office to continue its investigations and prosecutions based on reliable evidence gathered in Rakhine and from persons who witnessed what happened there.”

In reality, these court-martial proceedings reflect the military’s unyielding impunity and the government’s protection of it, scapegoating a few soldiers rather than seriously investigating the military leadership who oversaw the atrocity crimes.

On January 23, the ICJ unanimously ordered Myanmar to prevent genocide, preserve evidence, and regularly report to the court on its implementation of the order.

“The Gu Dar Pyin convictions merely highlight that those ultimately responsible for the Myanmar military’s mass atrocities, like Sr. Gen. Min Aung Hlaing, are not being investigated and remain answerable to no one,” Bauchner said. “Concerned governments should recognize that Myanmar won’t credibly investigate itself, and should press the government to cooperate with international commissions and courts so that those responsible for grave crimes can be held to account.”

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World: COVID-19 Disease Response | Situation Report 22 | 27 June - 3 July 2020

Fri, 03 Jul 2020 22:17:42 +0000

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Country: World
Source: International Organization for Migration

10,533,779 Confirmed cases in more than 200 countries, territories or areas

512,842 Deaths

71,372 Restrictions on mobility have been adopted by 220 countries, territories or areas

1,337 IOM movements cancelled

$194M Received by IOM for its Global Strategic Preparedness and Response Plan for Coronavirus 2019

SITUATION OVERVIEW

Since it was initially reported on 31 December 2019, the illness known as Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) has spread rapidly across the globe, leading the World Health Organization (WHO) to declare it a pandemic on 11 March 2020. As of 3 July, over 10.5 million confirmed cases and about 513,000 deaths have been reported globally since the outbreak began. Confirmed cases have been reported in more than 200 countries/territories/ areas, with new cases and countries reporting daily.

The COVID-19 impact on global mobility continues to vary depending on the different measures issued by governments and authorities. As of 2 July, a total of 220 countries, territories or areas have issued 71,372 travel restrictions, indicating an increase of four per cent from 68,721 restrictions recorded on 25 June. Additionally, there has been an increase of 21 per cent in medical requirements, and a 7 per cent increase in other limitations such as new documents required for travel. There was a simultaneous decrease of three per cent in restrictions issued on passengers arriving from specific countries. In parallel to existing travel restrictions, a total of 178 countries, territories or areas have issued 666 exceptions enabling mobility despite blanket travel restrictions.

Between 25 June and 2 July, 29 countries, territories or areas have removed 52 exceptions.

In migrant camps, camp-like settings, reception centres and dormitories, there are increasing reports of confirmed cases and a heightened risk of contracting and spreading COVID-19 due to overcrowding, inadequate sanitation, poor nutrition, and limited access to health services. These conditions greatly contribute to the risk of an infectious disease outbreak in locations that currently have no known cases and/or to increasing the risk of transmission if it is already present. To address these and other challenges, IOM missions around the world are working with governments and partners to ensure that migrants, whether in regular or irregular situations, as well as returnees and forcibly displaced persons, are included in all aspects of COVID-19 preparedness and response efforts.

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Rapport de la Situation Epidémiologique COVID-19 au Tchad - 30 Juin 2020 à 23h59

Fri, 03 Jul 2020 21:45:26 +0000

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Country: Chad
Sources: World Health Organization, Government of Chad

N° 99  

I. Points saillants  

  • Dans les dernières 24h   

    • Aucun nouveau cas confirmé   

    • Aucun décès.   

    • 4 malades guéris.   

    • 18 alertes reçues (18 issues de 1313), 18 alertes investiguées ( %) dont 10 validées, 19 prélèvements ont été faits dont 16 chez des cas suspects.   

  • Cumulativement,   

    • 866 cas confirmés dans 15 provinces (N’Djamena, Ouaddaï, Lac, Logone Oriental, Wadi-Fira, Moyen-Chari, Logone occidental, Batha, Kanem, Mayo Kebbi-Est, Guera, Sila, Mandoul , l’Ennedi-Est et le Chari-Baguirmi ) dont 79 personnels de santé .   

    • 74 décès   

    • 785 cas confirmés guéris et 7 sous traitement   

    • 3 Cas confirmés transférés du Nigeria   

    • 12143 Personnes mises en quarantaine, 11242 dont les étudiants venus des pays touchés répartis dans 15 provinces, sont sortis de quarantaine après 14 jours de suivi et 893 sont présents   

  • En date du 30 Juin, 131 contacts associés aux cas confirmés, 128 dont ont été suivis.

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Colombia: Respuesta COVID-19: GIFMM Arauca, actualización n°3 (Del 1 al 30 de mayo de 2020)

Fri, 03 Jul 2020 21:30:48 +0000

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Countries: Colombia, Venezuela (Bolivarian Republic of)
Sources: R4V, Grupo Interagencial sobre Flujos Migratorios Mixtos

Este flash update provee información del Grupo Interagencial sobre Flujos Migratorios Mixtos (GIFMM), frente a lasituación del COVID-19 para la respuesta a la población refugiada, migrante y población de acogida en eldepartamento de Arauca.

Contexto Situacional

El 12 de mayo se reportó el primer caso positivo para COVID-19 en el municipio de Arauca.

El departamento de Arauca es autorizado para realizar pruebas de COVID-19.

Según datos de Migración Colombia, por el Puente Internacional José Antonio Páez han retornado 11.850 personas desde el 14 de marzo hasta el 3 de junio.

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Kenya Situation Report, 3 Jul 2020

Fri, 03 Jul 2020 21:18:00 +0000

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Country: Kenya
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs

HIGHLIGHTS

  • Increased testing capacity has led to a 71 per cent rise in confirmed COVID-19 cases in two weeks: from 3,727 on 15 June to 6,366 on 30 June.

  • Lack of sufficient personal protective equipment and delays in lab results, particularly in Busia and Mombasa counties, are among key challenges to the COVID-19 response.

  • Partners are scaling up cash transfers to vulnerable households in informal settlements as COVID-19 restrictions impact access to informal employment, food and essential services.

  • About 95,000 people displaced by floods, landslides and localized conflicts have received temporary shelter and non-food items.

  • The number of counties reporting the desert locust invasion has reduced from 28 to 2 counties: Marsabit and Turkana. Turkana is the epicentre with more than 200 hopper bands.

BACKGROUND   

Situation Overview

The COVID-19 pandemic—which is occurring against a backdrop of increased humanitarian needs due to back-to-back drought, floods and a desert locust upsurge—is already exacerbating vulnerabilities across Kenya, particularly for the urban poor.

Kenya reported its first case of COVID-19 on 12 March 2020, and as of 30 June, at least 6,366 cases and 148 deaths have been reported, being a 71 per cent increase in confirmed cases since 15 June, according to the Ministry of Health. Of the confirmed cases, six were reported among refugees and asylum-seekers, bringing the total to sixteen: fourteen in Dadaab and two in Kakuma; with one death and two recoveries. In addition, 13 humanitarian personnel working in Dadaab and Kakuma refugee camps have tested positive for COVID-19, while one has recovered. The Government attributes the spike in the number of COVID-19 cases to increased testing capacity and continued community transmission. About 92 per cent of the 6,366 confirmed cases are local transmissions, with over 169,800 tests conducted so far.The Ministry of Health has reviewed its testing strategy to match supplies and testing capacity and target specific vulnerable groups.

As of 30 June, only six out of the country's 47 counties had not reported COVID-19 infections. Mombasa and Nairobi counties require enhanced interventions as they continue to report the highest attack rates of COVID-19 at 122.6 and 72.8 per 100,000 populations, respectively, compared to 13.4 per 100,000 for the entire country. Risk communication, laboratory testing, and contact tracing have been identified as key gaps, in addition to availability of personal protective equipment (PPE) at the sub–national level, laboratory testing reagents and delays in relaying lab results, particularly in Busia and Mombasa counties.

In addition to the response to the COVID-19 pandemic, County Health Departments and public health teams continue to implement interventions to contain other disease outbreaks across the country. According to the Ministry of Health, a cholera outbreak is still active in Marsabit County. At least 5 cases have been reported since 15 June, bringing the total to 365 cholera cases with 12 deaths (CFR 3.3 per cent) as of 22 June. Cholera treatment centers have been operationalized to support prompt treatment of cases and to minimize a further spread of the disease. A measles outbreak is still active in Kilifi, Garissa, Tana River and West Pokot counties, with a cumulative 281 cases since October 2019. Contact tracing and case search, stocking of adequate doses of measles and rubella vaccines and vitamin A in the health facilities of affected areas, and community sensitization on the disease are ongoing.

Partners in the Shelter and NFI sector estimate that more than 300,000 individuals (about 60,000 households) are in immediate need of temporary shelter, non-food items (NFI) and shelter repair support across 33 counties following the impact of floods and landslides, and a long-standing localized resource-based conflict, particularly among pastoral communities. As of 18 June, armed conflict between communities in the areas of Badanrero, Badasa and Harorogesa (Wajir/Marsabit counties) led to deaths, injuries, and displacement of at least 1,750 people (350 households), according to the Kenya Red Cross Society. Sector partners have distributed shelter and NFIs to about 66,400 people (13,284 households). In addition, supplies have been procured to support about 30,000 people (6,000 households) with NFI/shelter, leaving a gap of about 200,000 people (more than 40,000 households) requiring temporary shelter and NFI support.

A second generation of immature swarms of desert locusts started to form in north-west Kenya on 9–11 June. As of 20 June, the number of counties infested with desert locusts has reduced from 28 to two (Marsabit and Turkana), according to FAO. Worst hit are Turkana South, Turkana West, Turkana Central and Loima sub-counties, making the county an epicentre of the outbreak. More than 200 hopper bands sites in pasture and farmlands as well as urban centres have been reported in Turkana in the past weeks. Partners have intensified the desert locust control measures in the county. Locust invasion surveillance is ongoing by the Ministry of Agriculture, Livestock, Fisheries and Cooperatives with support from partners.

Humanitarian access is Kenya is affected by movement restrictions, as well as health regulations, imposed by the Government to contain the spread of COVID-19. Currently, Nairobi, Mombasa, Killifi and Mandera counties are under lockdown. The Government of Kenya has also established an official lockdown of Dadaab and Kakuma camps since 29 April. Humanitarian access in/out of the refugee camps is controlled by the Government and UNHCR to protect the vulnerable population from infection.

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Colombia: GIFMM Nariño: Resumen respuesta COVID-19 (a 30 de abril)

Fri, 03 Jul 2020 21:14:12 +0000

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Countries: Colombia, Venezuela (Bolivarian Republic of)
Sources: R4V, Grupo Interagencial sobre Flujos Migratorios Mixtos

Please refer to the attached infographic.

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Colombia: GIFMM Arauca - Mapa presencial y operacional - Mayo 2020

Fri, 03 Jul 2020 21:06:05 +0000

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Countries: Colombia, Venezuela (Bolivarian Republic of)
Sources: R4V, Grupo Interagencial sobre Flujos Migratorios Mixtos

Please refer to the attached map.

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Chad Situation Report, 3 July 2020

Fri, 03 Jul 2020 20:29:59 +0000

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Countries: Central African Republic, Chad
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs

HIGHLIGHTS

  • Restriction measures related to COVID-19 affect humanitarian aid and access

  • A complex situation for returnees

  • A deteriorating situation for refugees, especially in terms of protection

EMERGENCY RESPONSE

Restriction measures related to COVID-19 affect humanitarian access and aid

Following the first reported case of COVID-19 in Chad on 19 March 2020, national authorities took preventative measures against the pandemic, including nation-wide restrictions of movement. In the South, population movements are monitored closely due to transborder activities with Cameroon and the Central African Republic (CAR).

Local authorities in the Nya Pendé district decided to suspend humanitarian activities on the Bekan axis in order to limit the spread of COVID-19. This measure was renewed several times over a period of three months. This decision resulted in the suspension of food distribution in refugee sites, directly impacting 6,948 refugees (1,500 households) who live in different sites along the Bekan axis and who have been deprived of food assistance and agricultural inputs for the past three months. Among these refugees, 1,055 are part of the Food for Asset program, and 1,354 are children aged six to 23 months. In the South, HCR reports 131,060 people in food insecurity (phases 3 to 5 of the Cadre Harmonisé).

Government support, central to the continuous delivery of humanitarian assistance, has since allowed humanitarians to be exempted from certain restrictive measures in order to carry out their operations. The total removal of movement restrictions for this route was announced on 16 June. Food distributions resumed the week of 22 June, with a double distribution covering the months of June and July, and the distribution of nutritional inputs and seeds for livelihood activities. The epidemiological situation in the South is getting more and more concerning and it could further deteriorate due to frequent supply shortages (anti-malaria, anti-tuberculosis and anti-HIV/AIDS medications). Since the beginning of the year, 7,305 measles cases have been reported, as well as 330 cases of meningitis and 90,737 malaria cases in the Southern provinces. One case of acute flaccid paralysis was recorded last 18 June in the Moyen-Chari province, which now joins the list of provinces (Logone Occidental, Logone Oriental and Tandjilé) to be in a state of declared cVDPV2 polio epidemic. As for the spread of COVID-19 in the South, 32 cases were reported as of 16 June.

The South is directly impacted by daily movements of returnees and refugees between CAR and Chad, which could potentially impact the humanitarian community of Goré and their beneficiaries. In the South, a total of 16 security incidents were reported during the months of May and June in relation with CAR/Chad and Cameroon/Chad transborder crime. Cases of kidnapping for ransom were reported. Suicide has become more frequent and could be linked to the worsening socioeconomic crisis due to COVID-19. More generally, the humanitarian situation in the South has deteriorated: sev

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Syria: UNRWA - Humanitarian Snapshot, May 2020

Fri, 03 Jul 2020 20:18:07 +0000

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Countries: Jordan, Lebanon, occupied Palestinian territory, Syrian Arab Republic
Source: UN Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East

Updated Flash Appeal Launched for COVID19- Response

Meanwhile, UNRWA continued to deliver basic services and humanitarian assistance to Palestine refugees during the month of May, while navigating ongoing preventative measures in place by the authorities in response to the COVID-19 crisis. The Agency had to adjust its operations and programme modalities to mitigate the risks of exposure and spread of the virus for staff and beneficiaries. An Updated Flash Appeal was launched on 8 May 2020, with a large portion of the funding aimed at covering cash assistance, as the socio-economic consequences of the public health crisis continue to weigh heavily on households. Syria’s requirement under the updated flash appeal amounts to US$ 16.99 million (out of the total US$ 93.4 million requested by UNRWA).

UNRWA School Building Damaged by Shrapnel in Homs

On 1 May 2020, the UNRWA Al Shajara School in Homs Palestine refugee camp was hit by shrapnel from an explosion nearby outside the camp, causing damage to the roof of at least one of its classrooms. The school was empty at the time of the incident, as are all 103 UNRWA schools across Syria, due to measures taken to prevent the spread of COVID-19. UNRWA subsequently repaired the same. The right to education, which includes integrity of and access to school buildings, should be protected at all times.

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